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Dès le début de l’histoire de l’Eglise, c’est-à-dire
depuis l’évènement de la résurrection du Christ,
les chrétiens ont pris l’habitude de venir prier sur les lieux
des martyrs : là où des hommes, des femmes ont donné leur
vie jusqu’au bout pour Jésus-Christ. On a prié,
célébré la messe sur les lieux mêmes où ils étaient
enterrés, et notamment dans les catacombes romaines.
Si l’Eglise a toujours eu en vénération et gardé précieusement
les reliques des saints – c’est-à-dire les « restes » d’hommes
et de femmes, chrétiens, baptisés, qui ont suivi et aimé le
Christ jusqu’au bout – c’est pour des raisons toutes simples.
 La relique du coeur du St Curé d'Ars Tout d’abord, les reliques sont « des restes » de
quelqu’un qui a véritablement existé. Sa vie
est bien connue, son histoire, les lieux où il a vécu, on peut
mettre des dates… On n’est pas simplement devant un symbole,
une image ou une belle idée ! Ensuite, les reliques nous rappellent
une vérité chrétienne fondamentale : depuis le
jour de son baptême, le chrétien est devenu un « temple
de l’Esprit Saint », il est « habité par
Dieu »(1) . Ce qui
distingue un chrétien, c’est qu’il est habité par
l’Esprit Saint.
Si nous venons vénérer la relique du cœur du saint curé d’Ars,
c’est donc tout simplement pour rendre grâce pour ce que l’Esprit
Saint a fait de beau dans sa vie et qui a illuminé toute l’Eglise ;
rendre grâce pour ce qu’il a fait dans ce cœur avec lequel
Jean-Marie Vianney a aimé, avec lequel il a vécu son ministère
de prêtre, avec lequel il s’est donné à ses paroissiens… C’est
aussi pour lui demander de nous aider à croire que l’Esprit
Saint est notre force pour aimer et devenir saint.
Nous venons prier auprès des reliques des saints parce que nous croyons à la
résurrection du corps et à la vie éternelle. Aussi
notre prière est-elle portée par St Jean-Marie Vianney dans
la foi en la communion des saints. Ce signe fragile – les
restes de son cœur – est pour nousun signe
de la présence du saint, toujours vivant auprès de
Dieu et intercédant en notre faveur. Voilà le sens de la vénération
des reliques.
(1)Le corps de l’homme participe à la
dignité de l’ « image de Dieu » :
il est corps humain précisément parce qu’il est animé par
l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine tout entière
qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple
de l’Esprit. (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 364)
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