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Issu d’une famille non croyante,
Nicolas entend parler de
Dieu à l’école. "Un de mes
camarades allait au catéchisme,
j’ai demandé à ma mère
si je pouvais aller avec lui." Nicolas
est baptisé à 10 ans et fait sa première
communion, à Ste-Thérèse
du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Mais il s’arrête là : "L’enseignement
me paraissait utopique."
C’est au cours de ses études d’histoire
à la Sorbonne que la question
de Dieu va se poser à nouveau. Un
mardi de la Semaine Sainte 1998,
une étudiante catholique lui propose
d’aller visiter Notre-Dame
" pour les études ". Sur les présentoirs
de la cathédrale, l’oeil de
Nicolas s’arrête sur les horaires de
la Semaine Sainte. Curieux, il décide
d’aller à la messe chrismale.
Là, surprise : "La cathédrale était
comble, avec des gens de tous
âges, capables de dire des choses qui n’étaient pas sur les feuilles de
messe. Il y avait aussi beaucoup de
jeunes prêtres." Très marqué par
cette célébration "belle, vivante",
Nicolas revient le Jeudi saint. A
nouveau, il est
bouleversé. Et se
pose des questions
: "Pourquoi
ces gens vont-ils à
la messe, pourquoi
certains donnent-ils
leur vie à Dieu ?" Les études
d’histoire ne lui
donnent pas de
réponse. Il veut
comprendre.
Quelques semaines plus tard, au
cours d’une visite à Montmartre, il
repère à la librairie de la basilique
une soeur bénédictine. C’est elle qui
recevra toutes ses questions. Dès
la première rencontre, elle lui parle
"de service de l’autel, de confirmation,
de confession, de direction spirituelle..."
Nicolas est
décontenancé,
mais repart
avec quatre
ouvrages : un
missel, le
Catéchisme de
l’Eglise catholique,
le Concile
Vatican II et un
livre sur les
prêtres.
Pendant l’été
1998, il va à la
messe, à Montmartre,
où les soeurs continuent
de répondre à ses questions. Il lit
par ailleurs le livre sur les prêtres,
et c’est à l’issue de cette lecture
que la question du sacerdoce se
pose pour la première fois. Mais il
rejette l’idée : "J’étais encore
incapable de suivre la messe !"
L’année suivante, il reçoit le
sacrement de la confirmation et
s’engage dans le service de l’autel.
La question du sacerdoce revient,
posée cette fois par un prêtre. Nicolas
n’est pas prêt. Mais il décide,
l’année d’après, de mettre ses études
au service de sa foi – il étudiera notamment l’hébreu biblique. En
septembre 1999, il s’installe dans
un foyer d’étudiants chrétiens à
Montmartre et... prend contact
avec le Service des vocations. Il
entre à la Maison Saint-Augustin
en septembre 2002.
Le temps passé au séminaire est
bénéfique, "cela a permis à mes
parents de découvrir l’Eglise".
Nicolas découvre quant à lui que
l’appel au sacerdoce vient bien du
Christ, vivant dans son Eglise. "Je
craignais que ce soit moi qui
m’appelle. Pendant sept ans, nous
vérifions que c’est bien le Seigneur
qui nous appelle. Nous comprenons
aussi qu’Il nous donne la
grâce nécessaire pour affronter les
situations difficiles."
De Bénédicte Hériard,
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REPÈRES
Naissance :
le 31 décembre 1978 au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis).
Ordination diaconale :
le 7
septembre 2008 à St-Léon (15ème)
Phrase d'ordination :
"Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous."
(Jn 1, 14).
"Je vous ai montré l'exemple afin que vous aussi fassiez de même."
(Jn 13, 15).
1ère messe :
dimanche 28 juin 2009 à 11h à Ste-Clotilde (7ème).
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