Paris Match
Pour la fête du 15 août à Paris, le journal Paris Match a rencontré plusieurs jeunes se préparant au sacerdoce ou venant d’être ordonnés. Un article qui salue la foi et la joie de ces jeunes qui donnent leur vie pour le Seigneur…
Nous donnons ici des extraits
Lire l’article sur parismatch.com
En
2011, l’appel de Dieu n’est plus si facile à entendre. Pourtant, à la veille
de l’Assomption, ce 15 août, notre reporter a découvert des jeunes
gens habités
par la foi, et décidés à vivre pour elle. Foin des clichés ! Les abbés de demain
ne sont pas des premiers communiants.
racontent comment leur vocation est née et a grandi.
Sereins et joyeux, ils reviennent sur les choix et les doutes
que leur engagement implique.
© Paris Match
Quelque chose de désuet, forcément.
Un look de premier communiant qui trahit son calotin. Un visage ingrat qui explique
cela : des laissés-pour-compte qui trouvent dans le sacerdoce un lot de
consolation. On le confesse : c’est avec un chapelet de préjugés
exempts de charité qu’on débarque à la journée
portes ouvertes du séminaire d’Issy-les-Moulineaux. Quelques échanges,
un repas champêtre et une veillée de prières plus tard, l’honnêteté réclame
qu’on batte sa coulpe (…)
C’est d’abord la joie qui frappe tant elle revient dans le propos de ces jeunes, tant ils semblent la respirer. « Cela ne veut pas dire rigoler bêtement tout le temps ! précise Charles-Hector, 33 ans, ordonné prêtre ce mois de juin. On peut traverser une période difficile et ressentir une joie durable. Le jour de l’ordination, on nous dit : “Soyez toujours dans la paix du Christ !” Cette joie nous vient de la confiance de Dieu qui nous sauve. » (…)
Ambroise a les mots à la fois naïfs et affirmés qui heurtent nos habitus cyniques, notre propension à la dérision : « Je ne maîtrise pas pleinement mon appel. Il y a une part d’engagement personnel et une part qui me devance. Qu’est-ce qui vient de moi ou du Seigneur ? C’est un travail de la grâce dans la durée. » Ambroise n’est qu’en première année de séminaire. Encore au minimum cinq ans de formation pour accéder au sacerdoce. En attendant, un abandon, une confiance, une espérance. Ce qui ne rend pas invulnérable : « J’ai conscience de ma fragilité, de ma pauvreté. » Déjà impliqué dans une paroisse de banlieue – la partie « pratique » de leur cursus –, il voit une autre réalité – « pas d’hostilité réelle, plutôt une méconnaissance de la foi » –, sait que toutes ses futures ouailles n’auront pas suivi son parcours de premier communiant, mais a « le désir de rendre ce qu’il a reçu », d’être ce « prophète de la joie », comme le leur recommandera lors de cette veillée le père Daniel Ange, « au milieu de cette apostasie silencieuse des hommes qui se croient comblés sans Dieu ». Ce fut le cas de beaucoup avant. (…)
« L’appel résonnait dans ma liberté. J’ai compris que je ne devais pas espérer être parfait pour faire un grand pas vers le sacerdoce. » Place à l’humilité et à la confiance. Paul est impatient de devenir prêtre.(…)
« C’est sûr qu’il va falloir déployer plus de créativité pour que notre monde reconnaisse qu’il y a une Eglise avec quelque chose à offrir et quelqu’un à proposer ! » (…) « D’où l’importance que l’ancre soit bien fixée pour résister aux vagues », conclut le Martiniquais Olivier, 29 ans. Elles risquent d’être fortes. Mais rafraîchissantes pour qui a répondu oui à la question, cette question que Mgr Barbarin pose à tout jeune qui veut se lancer dans l’aventure : « Es-tu prêt à te jeter dans le feu ? »
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