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Témoignages : la vocation au coeur de la famille

 

La vocation bouleverse les familles…
La réponse à une vocation suscite forcément des questions, des tensions … quelque soit le contexte, chacun a sa vocation propre… on ne devient pas prêtre, religieux ou religieuse pour ou contre ses parents… ce sont les fruits de son histoire…

Comment l’annonce de la vocation de votre enfant a-t-il été reçu, vécu au sein de votre famille ?

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© GODONG

Avoir un fils appelé par l’Esprit Saint et admis par l’Eglise à l’ordination, c’est une bénédiction.
• Pour ses parents, même s’ils n’ont rien fait pour cela mais aussi et surtout parce qu’ils n’ont rien fait qui ait pu le détourner de sa vocation.
• Pour le foyer qu’ils ont créé, dans la constance, avec l’aide du Seigneur dans les épreuves. Preuve donnée à ce fils qu’il était possible de s’engager pour une longue durée.
• Pour sa famille entière, même si, aux premières confidences vers huit ans « Plus tard je serai prêtre », ses frères l’ont rabroué « ne dis pas de bêtises, tu es trop jeune… »
• Mais aussi pour ses camarades du collège catholique, servants de messe, scouts, sapeurs pompiers de Paris, qui ont appris que l’un des leurs pouvait accepter un service plus total. • Pour les prêtres de sa paroisse et plus spécialement l’un d’eux, qui a été, selon lui, un modèle de fidélité et de joie rayonnantes dans le ministère.
Pour tout cela, Dieu soit béni ! » P. et S.

Nos deux filles religieuses ont donné leur vie au Seigneur, chacune dans un ordre différent : contemplatif et missionnaire. Pour nous aussi, c’est un don total de nos filles au Seigneur.
Leur absence par l’éloignement, à l’étranger ou leur vie retirée, est une offrande à renouveler sans cesse, mais également source de Grâces. En allant leur rendre visite dans leur communauté respective, nous avons été rassurés en voyant combien leur vie les comblait de joie et les épanouissait elles-mêmes et leurs soeurs.
A leurs frères et à elles-mêmes, nous avons essayé de transmettre une éducation chrétienne. La prière en famille, le scoutisme, la participation à la messe le dimanche dans la paroisse qu’ils souhaitaient et la scolarité dans des écoles catholiques en ont été les bases. Ensuite, dans différents groupes de prière, elles ont pu peu à peu discerner leur vocation. Mais c’est le Seigneur qui les appelées : nous n’y sommes pour rien. En revanche, nous n’avons jamais mis d’opposition. » Y. et G.

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© GODONG

Le désir de notre fils d'entrer au séminaire n'a pas été pour nous, ses parents et ses frères, comme un coup de tonnerre dans un ciel tout bleu : son sens des autres, la fidélité à la prière, les choix qu'il avait posés (service civil à l'aumônerie, groupe de réflexion) nous avaient préparés un peu à cette décision. Il n'en reste pas moins que c'est une surprise que la famille, la fratrie, l'entourage, doit apprendre à vivre.
Les 6 années de séminaire nous ont permis à nous aussi de faire ce chemin d'abandon de ce que nous avions pu rêver et d'arriver à dire avec joie le jour de l'ordination "Seigneur, que ta volonté soit faite" ». C. et H.

Lorsque notre fille est entrée au Carmel, cela a été un déchirement pour toute la famille.
Le petit de cinq ans disait à son frère de quatre ans : « Non, je ne joue pas, car demain, Blandine va entrer au Carmel et on ne la verra plus ». Mais la joie de notre fille nous a portés, et nous avons compris qu’elle répondait à un appel si fort et si puissant que rien et personne ne pouvait en empêcher. Notre seconde fille y est entrée à son tour, elle qui s’appelle Laetitia, « la joie ». Nous avons maintenant deux futurs prêtres, alors que la vocation des carmélites est justement de prier pour les prêtres.
Nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu, ne nous sentant pas responsables de grand-chose dans tout cela. » R. et B.

Catherine, la chère petite dernière des filles de la famille, a pris l’habit de religieuse et prononcé des voeux fin juillet. C’est notre seconde filles qui choisit de se donner à Dieu ; Alice, une de ses grandes soeurs, est entrée il y a 17 ans dans la communauté des soeurs de Saint Jean.
Comment une maman peut-elle comprendre que sa fille renonce à la maternité ? Difficile ! C’est grâce au catéchisme que j’ai saisi le sens et la richesse de la maternité spirituelle. « Tu ne choisis pas plus la communauté dans laquelle entre ta fille que tu n’as choisis le mari des autres » m’a dit un neveu prêtre. C’est du bon sens ! Pour mon mari, l’essentiel est de les voir heureuses, de les sentir « dans leur voie ». Les frères et soeurs, dont la foi est vive, sont très fiers ; les autres s’interrogent… et les voient épanouies.
Pour être plus proches d’elles et les aider de notre mieux, nous avons pris l’habitude, autant que possible, d’aller à la messe chaque jour.
Merci à elles de nous faire vivre plus intiment avec notre Seigneur et d’avoir élargi notre coeur. » M-H.

Article paru dans le Bulletin n°11 du Monastère Invisibles des Hauts de Seine - octobre 2011

 

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