SDV de Nanterre
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Samedi 26 mars 2011, une centaine de personnes a répondu à l’invitation du Service des Vocations : vivre une journée autour de la figure de St Vincent de Paul à Clichy. Qui sont-ils? D’où viennent-ils? Que viennent-ils faire là? Ce sont les “priants” du diocèse de Nanterre, ceux qui, suivant l’inspiration du Saint Esprit relayée par Mgr Daucourt dès 2007, se sont engagés en un “Monastère invisible” à prier et supplier le Seigneur de nous donner les saints prêtres dont nous avons tant besoin. C’est leur rencontre annuelle, le jour de ressourcement autour du Seigneur, de notre évêque et du Père Auville, responsable du service des vocations dans notre diocèse, du Père Joseph, curé de la paroisse St Vincent de Paul et du Père Aybram, curé de St Cloud. C’est d’abord la découverte (totale pour certains) de cette double église de Clichy - St Médard la plus ancienne où se maria le roi Dagobert, où Saint Vincent de Paul fut curé de 1612 à 1625 - et St Vincent de Paul construite au 19e siècle dont les vitraux racontent l’histoire ancienne et plus récente, le changement qui s’opéra dans l’âme de Monsieur Vincent au cours de ces années vécues auprès des paysans miséreux de cette époque. Puis au cours de la messe, l’homélie de Mgr Daucourt nous rappelle qu’un prêtre est avant tout un pasteur, à l’image de Jésus, le Bon Pasteur, pour rassembler, appeler, nourrir, chercher les brebis perdues. Ils sont trop peu nombreux, bien sûr, car la tâche est immense. La mission des priants du “Monastère invisible” est de demander sans cesse des ouvriers de toutes sortes - prêtres, diacres, religieux, religieuses, laïcs - pour la moisson, comme Jésus lui-même nous l’a prescrit (Luc X 2). Mais prier dans la confiance, sans faire pression sur le Seigneur. Il est le maître de la moisson. Il sait ce dont son Eglise a besoin. Ses chemins ne sont pas forcément les nôtres. Après un joyeux repas partagé entre les participants, le Père Aybram nous “nourrit” avec un riche exposé sur St Vincent de Paul : - Il a vécu (1581 - 1620) dans un contexte historique sombre, dans un temps de guerrre avec l’Espagne puis l’Angleterre, guerres de religions, Fronde de la Noblesse. La misère des pauvres était immense. La famine touchait plus du 1/3 de la population. L’illettrisme était quasi général. L’Eglise de France comptait de nombreux prêtres mal formés et des évêques incompétents nommés par le roi. Mais le Concile de Trente a fait un travail en profondeur pour la formation des prêtres et des chrétiens avec la création du catéchisme. - Fils de paysan landais, sans héritage, il est poussé à la prêtrise et ordonné à 19 ans plus par intérêt financier que par vocation. Grâce aux relations qu’il a su nouer avec la famille de Gondi, il peut poursuivre des études à Rome et à Paris, devient précepteur de leurs enfants et rencontre Pierre de Bérulle, fondateur de l’Oratoire. Ce dernier lui procure la cure de Clichy, petit bourg de campagne de 600 habitants. - C’est là qu’il se convertit au contact des pauvres. Il prêche, confesse, visite les malades, fait le juge de paix, crée des écoles pour les jeunes, fonde les Lazaristes avec Antoine Portal, les petites écoles avec Marguerite Nazeau et les Filles de la Charité avec Louise de Marillac. - Quelques perles de sa spiritualité : “Les pauvres sont nos seigneurs et maîtres” “La perfection ne consiste pas en des extases mais à bien faire la volonté de Dieu” “Il ne faut pas enjamber la Providence” “Il faut la vie intérieure, il faut tendre là, si on y manquait, on manquerait tout” Le Père Auville termine en nous exposant des nouvelles du service des vocations : 13 séminaristes, 7 garçons en année de discernement. Il nous demande d’aimer nos prêtres pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils font et nous rappelle les aptitudes nécessaires pour être prêtre diocésain : un bon équilibre psychologique, un intellect adapté à l’époque actuelle, le sens des relations humaines, une profondeur spirituelle. Notre mission : soutenir les prêtres et les jeunes par notre prière. La journée se termine par la célébraton des Vêpres en un profond merci pour cette halte vivifiante. Témoignages :Mgr Daucourt nous a encouragés dans notre « mission »
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