Le célibat des prêtres, un témoignage d’espérance

Le célibat sacerdotal est une grâce spéciale, un don. Sa valeur est profondément liée à l’Ordination. C’est ce que le Cardinal Vingt-Trois évoque dans le texte ci-dessous pour répondre à la question d’un jeune. Cette réflexion de fond est accompagnée par des témoignages de prêtres dans les extraits audio.


audio

1 - L’appel au célibat
2 - Le célibat consacré, un signe pour notre temps !
3 - Le célibat des prêtres : tradition multiséculaire<
4 - Comment peut-on choisir le célibat ?


Le prêtre est appelé pour exercer un ministère qui est le ministère apostolique. C’est un appel pour une fonction liée au ministère des évêques et, dans la tradition catholique depuis l’antiquité et les premières générations après les Apôtres, cet appel à partager la mission pastorale du Christ est lié directement à la donation totale de soi.

Ensuite, la question qui s’est traitée historiquement, fut de savoir jusqu’à quel point ceux qui étaient associés au ministère des évêques par l’ordination sacerdotale, devaient partager l’état de vie du Christ ou ne pas le partager. Concrètement, cela veut dire ceci : les évêques sont les époux d’une Église, ce ne sont pas les époux d’une femme. Donc, ils sont célibataires. Pour exercer leur ministère épiscopal, ils s’associent des prêtres. Dans certaines traditions orientales, ces prêtres ne sont pas associés au même style de vie que les évêques, et ils peuvent être mariés. On peut ordonner prêtres des hommes mariés. Dans la tradition occidentale latine, le développement de l’expérience de l’Église a été au contraire d’associer plus étroitement les prêtres à la condition de l’évêque, en leur faisant partager le même style ou état de vie, en posant comme condition que l’on n’appelle pour être ordonné que ceux qui ont le don d’une vocation au célibat. Ce n’est pas une interdiction du mariage, c’est le discernement d’une vocation au célibat, le discernement d’une mobilisation intérieure de la personnalité, de l’affectivité, dans une relation au Christ, et non pas dans une relation à une femme. Cette relation au Christ s’accomplit dans la relation à la communauté ecclésiale. C’est donc un don de la grâce.

La vocation, c’est la mobilisation intérieure, l’appel à se donner tout entier au Christ, comme le montre la figure du ministère sacerdotal que nous connaissons dans l’Eglise latine, des prêtres célibataires très étroitement associés au ministère de l’évêque.

Quant au diaconat permanent, qui est le 3ème degré de l’ordre, il peut être conféré à des hommes qui gardent un état de vie complètement séculier, c’est-à-dire qui peuvent être mariés, avoir une profession, etc…

L’ordination, quel que ce soit l’état de vie, fixe le statut. Si on est ordonné marié, on est ordonné marié ! On n’est pas ordonné célibataire. Le mariage devient un élément constitutif du ministère. Les diacres qui sont ordonnés mariés, sont ordonnés pour exercer leur ministère en interaction spirituelle avec leur sacrement de mariage. Par contre, pour celui qui est ordonné célibataire, sa personnalité intérieure se reconstruit autour de son ordination, et il ne peut plus se marier. Dans certaines Églises orientales, il y a d’ailleurs un mouvement de plus en plus fort de la part des candidats au sacerdoce pour devenir prêtres célibataires, justement parce qu’il y a une connivence entre le don de soi pour le ministère et le don de sa personne.

Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris
Extrait d’une réponse aux questions des jeunes présents à la fête du Séminaire de Paris, le 6 décembre 2008 au collège Stanislas


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