Prêtre diocésain à Meaux

Meaux

Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de Meaux


Père Guillaume de LISLE

Père Guillaume de LISLE
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Vie fraternelle en Maison

Le « Grand Séminaire » de Paris fut créé le 14 septembre 1985, sous le nom de Séminaire Notre-Dame, à l’initiative du cardinal Jean-Marie Lustiger. L’année précédente voyait naître la Maison Saint-Augustin, destinée à accueillir les candidats au sacerdoce pour leur première année de discernement et de fondation spirituelle.

L’urgence était celle d’une formation structurée selon les enseignements et orientations du Concile Vatican II, plus rigoureusement nourrie d’un enracinement dans « a lecture authentique de l’Écriture ».

Vie fraternelle en Maison

Suivant les exigences du ministère sacerdotal, la formation se veut donc à la fois humaine et spirituelle, de manière à atteindre toutes les dimensions de la personne – religieuse, relationnelle, sociale, amicale, de travail, etc. –, pour qu’elle puisse de plus en plus aisément se conformer au Christ-Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Il s’agira en effet, comme prêtre, d’assurer la mission que Jésus confia jadis aux Apôtres, ce qui nécessite notamment une éducation de l’intelligence et de la volonté aussi bien que de la sensibilité,ainsi que l’édification d’une hygiène de vie personnelle, dans une atmosphère de service et de communion fraternelle.

Pour ce faire, les séminaristes vivent dans l’une des huit maisons à Paris (ou à Bruxelles). L’archevêque de Paris nomme un vicaire général en charge de leur formation, ainsi qu’un recteur, assisté dans sa charge d’un ou deux prêtres nommés responsables de chaque maison.

La formation intellectuelle est dispensée au Collège des Bernardins pour les Parisiens, ou à l’Institut d’Etudes Théologiques pour les Bruxellois. Celle-ci valorise pour sa part les « séminaires », qui alternent cours magistraux, groupes de lecture et débats, favorisant une recherche commune qui engage davantage l’étudiant, puisqu’une véritable recherche de vérité ne peut faire abstraction de la rencontre et du dialogue. Il s’agit en définitive d’atteindre et de communier à cette vérité unique qui est une personne, le Christ, Verbe de Dieu fait chair, en qui nous sommes « un » dans l’Esprit-Saint, sous le regard du Père.

Ayant été à la tête du séminaire de Paris et connaissant les richesses de la formation proposée, Mgr Nahmias a voulu m’en faire profiter pour le bien du diocèse de Meaux. Je suis particulièrement sensible à la valorisation de l’Ecriture Sainte à laquelle nous revenons en permanence comme une véritable source, et au souci marqué d’une fidélité à l’enseignement du magistère de l’Église en son unité. Les liens fraternels s’en trouvent plus affermis.

Hermann Tiomela,
Séminariste pour le diocèse de Meaux

Ensemble à l’écoute de l’Esprit Saint

Il nous tenait à cœur d’évoquer la figure d’une personne souvent centrale dans l’accompagnement d’une vocation : l’accompagnateur spirituel.

Saint Paul, au sein de sa première épitre aux Corinthiens, évoque cette figure avec beauté : « Mais qui donc est Apollos ? Qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux. Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance. Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ;seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. » (1 Co 3, 5-7).

« Celui qui plante… celui qui arrose ». Un prêtre, un laïc, ou un religieux peut recevoir la mission d’accompagner des personnes dans la vie spirituelle. Nous le savons bien, notre vie avec le Seigneur n’est pas un long fleuve tranquille :écueils, récifs, eaux troubles ne manquent pas de chahuter notre barque. Parfois, nous pouvons nous demander : où est passé Dieu ? Qu’attend-il de nous ? Quand il est difficile d’y voir clair ou quand tout semble aller bien, nous avons besoin de guides pour répondre à l’appel de Dieu à la sainteté à travers un chemin spécifique : mariage, sacerdoce, consécration religieuse, vie laïque ordinaire.

Quelles doivent être les qualités de ces guides ?

« Mais qui donc est Apollos ? Qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux » nous dit Saint Paul. Avant d’être des experts en ressources humaines ou en psychologie – bien sûr, cela aide ! – l’accompagnateur est une personne à genoux :un homme ou une femme de prière, dont la vie est docile à l’Esprit Saint, qui a reçu le charisme de ce service fraternel et a été formé pour cela. L’accompagnateur spirituel n’est ni un gourou, ni un devin ! Il ne prend pas les décisions à la place de la personne mais discerne avec elle les signes de Dieu dans sa vie, afin qu’elle réponde personnellement aux appels de l’Esprit Saint. Ainsi, le pape François considère l’accompagnement spirituel comme un « art » qui nécessite une « initiation de la part de l’Église » pour « apprendre toujours à ôter ses sandales devant la terre de l’autre » (cf. Ex 3, 5). L’accompagnateur est une personne d’écoute et qui sait tenir la juste distance avec celui qu’il suit. Car le véritable directeur de l’entretien,celui qui souffle dans les voiles de notre vie, c’est bien l’Esprit Saint : « Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu » (1 Co 3, 7).

C’est vraiment la grâce que nous recevons au séminaire.

Chaque séminariste choisit un père spirituel que l’Église reconnaît comme ayant qualité pour exercer ce ministère. Ainsi chacun, en plus des études – qui préparent au Baccalauréat canonique – et de la vie communautaire, qui sont deux grands lieux de formation à la vie sacerdotale, a la chance d’être accompagné par un prêtre. À ce prêtre il peut tout dire, confier les abîmes de sa faiblesse sans jamais être jugé, mais bien trouver en lui un guide, un père, pour marcher sur les chemins de notre exode terrestre, pour discerner la lumière du Christ et être emmené vers les hauteurs de la sainteté. « Duc in altum ». Cela nous rappelle ce que disait le saint curé d’Ars :« Seigneur, donnez-nous des prêtres ; Seigneur, donnez-nous de saints prêtres. » Le père spirituel est donc à nos côtés pour nous aider à devenir non seulement des prêtres, mais de saints prêtres. « Le sacerdoce, c’est l’amour du cœur de Jésus », disait saint Jean-Marie Vianney.

Jean-Baptiste Pelletier et
Jean-Baptiste Cottin,
Séminaristes pour le diocèse de Meaux


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