Prêtre diocésain à Nanterre

Nanterre


Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de Nanterre


Père Richard Greenslade

Père Richard Greenslade
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Le Séminaire Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux

Rencontre avec le Père Emmanuel Goulard, supérieur du Séminaire

Père Emmanuel Goulard, supérieur du Séminaire d'Issy-les-Moulineaux

Père Emmanuel Goulard,
supérieur du Séminaire

Quelles sont les spécificités du séminaire Saint Sulpice ?

Il forme des séminaristes pour être prêtre diocésain. Tous les weekends, les séminaristes sont en paroisse. Nous donnons une grande importance à l’insertion pastorale, qui se fait progressivement.

Durant les deux premières années de formation, ils découvrent et participent à différentes activités pastorales ; durant les trois années de théologie, ils reçoivent des responsabilités plus importantes. Ainsi, ils perçoivent la vie quotidienne du prêtre diocésain et ils connaissent mieux la réalité des paroisses et du diocèse. Cela les aide dans le discernement de leur vocation.

Durant leur formation, ils apprennent aussi à gérer leur temps et leurs obligations, aussi bien en paroisse qu’au séminaire. Ils ont un rythme qui s’organise avec une vingtaine d’heures de cours, du travail personnel, le temps des services, le temps des offices et la prière personnelle.

Cette année, le séminaire accueille 46 séminaristes de 9 diocèses différents. Cela fait une communauté assez importante. Durant ces années, ils tissent des liens avec les séminaristes de leur diocèse et avec ceux des diocèses voisins. Ces liens sont précieux après les ordinations, car ils peuvent se soutenir, échanger, partager sur leur ministère.

Quelles sont les qualités ou aptitudes nécessaires pour former un prêtre aujourd’hui ?

Pour faire un prêtre, il faut un chrétien et il faut un homme. Tout candidat est appelé à acquérir une solide maturité humaine, avec le sens de la responsabilité, de la parole donnée, de la persévérance, etc. Il y a l’importance des aptitudes relationnelles car un prêtre en paroisse est un homme de relations qui rencontre une large variété de personnes ayant des motivations spirituelles différentes. Il accueille et échange avec des croyants très motivés comme avec ceux qui viennent occasionnellement pour un baptême ou pour Noël.

Le futur prêtre est un homme de foi possédant une grande intimité avec le Seigneur. Pour tenir cet engagement-là, il faut connaître le Seigneur de manière proche et intime. Et au milieu des activités nombreuses, le défi est de savoir donner du temps à la prière, de savoir se poser pour écouter le Seigneur. Donc cette intimité avec le Seigneur est vraiment essentielle.

Pour être un bon pasteur, il doit posséder cet amour des personnes qui lui sont confiées. Le bon pasteur est capable de poser un regard bienveillant sur toute personne, qu’elle soit pénible dans sa demande ou qu’elle soit assoiffée de rencontre avec le Seigneur…

Autre aptitude, plus liée au domaine intellectuel : la capacité de mener un discernement et de poser un jugement. Le curé de paroisse doit choisir par exemple un(e) responsable pour la catéchèse, un(e) comptable. Il doit accueillir un couple en difficulté, rencontrer un jeune qui se pose des questions dans sa vocation. Cela n’est pas toujours facile, cela s’apprend, cela demande de l’expérience.

Si des jeunes se posent la question de la vocation, quels conseils donneriez-vous ?

Je donne toujours deux pistes. La première, c’est de redoubler d’efforts pour prier davantage, car cet appel mûrit dans la rencontre avec le Seigneur. C’est vraiment près de lui qu’on progresse dans la compréhension de sa vocation propre. La seconde serait de trouver quelqu’un à qui on peut en parler, c’est un peu le début de l’accompagnement spirituel. Cet accompagnateur peut être un prêtre, un religieux(se) ou quelqu’un formé à cette mission- là. Mais, il est nécessaire d’en parler, car le jeune met des mots sur ce qu’il vit, il exprime ses questions ; et il reçoit aussi l’avis et les conseils d’une personne extérieure.

Je me permets aussi d’interpeller les familles afin qu’elles puissent parler positivement de la vocation aux jeunes et les inviter à se poser cette question : à quelle vocation le Seigneur m’appelle-t-il ? Comment puis-je servir le Seigneur ? Une telle attitude peut « débloquer » une peur vocationnelle et permettre à un jeune d’exprimer sereinement sa recherche. Je crains que parfois l’inquiétude parentale sur l’avenir professionnel de leurs enfants ne décourage la réflexion sur la vocation. Si un jeune perçoit que, dans sa famille, la porte est ouverte, alors il abordera plus facilement cette question.

S’il y avait une métaphore pour définir la formation de prêtre, quelle serait-elle ?

Je prendrai l’image de la pépinière. Le mot « séminaire » est lié au mot « semence ». Le séminaire est donc un lieu de croissance, un lieu favorable pour grandir et produire de bons fruits. Et nous les formateurs, nous sommes comme les jardiniers, nous bêchons, nous arrosons, nous taillons. Mais, c’est le Seigneur qui donne la croissance.

Le Séminaire : un lieu porteur

Il faut reconnaitre que le cadre de vie du séminaire est agréable : les repas sont préparés, les cours ont lieu sur place. Cette organisation a pour but de laisser le temps nécessaire pour étudier, lire et préparer les examens. Tout en restant dans le monde, les séminaristes se retirent un peu du monde pour se former, pour discerner et préparer leur engagement définitif. Mais après, ils se donnent entièrement à la mission en paroisse. Le séminaire est ce temps favorable de formation en vue de la mission.

La variété de parcours des séminaristes

Cette année, la moyenne d’âge est de 30 ans : les plus jeunes ont 21 ans et les plus âgés ont plus de 40 ans. Les racines familiales sont variées et ils ont cheminé différemment dans la foi. Certains séminaristes ont grandi dans des familles croyantes pratiquantes ; d’autres ont découvert la foi chrétienne plus tard et ils ont posé un choix personnel.

Nouvelles des séminaristes

David, ordonné diacre le 16 septembre 2017, entre en 4e année de second cycle à Issy-les-Moulineaux ; il sera en paroisse à Chatillon.
Louis entre en 3e année de second cycle à Issy-les-Moulineaux et sera en paroisse à Asnières.
Elom entre en 3e année de second cycle à Issy-les-Moulineaux et sera en paroisse à La Garenne- Colombes.
Tristan entre en 2e année de second cycle à Issy-les-Moulineaux, et sera en paroisse à Issy-les- Moulineaux.
Clément et Raoul entrent en 1ère année de second cycle et seront en paroisse respectivement à Garches et Bourg-la-Reine.
Thomas et Jean-Louis entrent en 2e année de premier cycle à Issy-les- Moulineaux, et seront en paroisse respectivement au Plessis- Robinson et Meudon.
Médéric et Floran entrent en 2e année de premier cycle à Issyles- Moulineaux, et seront tous les deux en paroisse à Vanves.
Alexandre et Rémi entrent en 1ère année de premier cycle à Issy-les- Moulineaux et seront tous les deux en paroisse au Plessis- Robinson.
Xavier entre en 1ère année de premier cycle à Issy-les-Moulineaux et sera en paroisse à Meudon.
Marc entre en 3e année de théologie au Séminaire français de Rome et sera en paroisse à Antony.
Philippe entre en 2e année de licence au Séminaire français de Rome et sera en paroisse à Saint- Cloud.
En septembre, neuf jeunes sont entrés en année propédeutique à la Maison Madeleine Delbrêl dont quatre pour le diocèse de Nanterre.

 

Voir les propositions du Service des Vocations de Nanterre



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