Vacances de prêtres : Père Jacques de Longeaux

Président de la Faculté Notre-Dame, faculté de théologie du diocèse de Paris au Collège des Bernardins, le Père Jacques de Longeaux termine la période des examens avant de partir en vacances.

Père Jacques de Longeaux
© DR

Est-ce qu’un prêtre a besoin de vacances ?

Oui bien sûr ; même s’il reste prêtre, il a besoin de se reposer, de se détendre. Les vacances permettent d’être encore mieux présent à la mission que l’on doit accomplir.

Qu’attendez-vous de vos vacances ?

La première chose, c’est de pouvoir dormir un peu ! Quand on a un rythme très soutenu, ce n’est pas si simple de pouvoir vraiment se détendre et trouver un sommeil de qualité. Après vingt-quatre ans de presbytérat, il me faut un temps suffisamment long pour me ressourcer et reprendre des forces afin d’être d’attaque pour la rentrée. Les vacances sont aussi l’occasion de passer un temps plus gratuit avec ma famille ou des amis et pour faire des choses que je ne fais jamais, comme regarder la télévision !

Que ferez-vous cet été ?

Comme enseignant à la faculté Notre-Dame, j’ai les congés scolaires. Une grande partie de ces longues vacances est donc consacrée au travail. J’étudie, je lis, j’écris des articles et j’emmagasine ce qu’il faut pour l’année qui suit. Je fais aussi une retraite spirituelle. En général, je quitte Paris pour profiter de la campagne et faire un peu de jardinage. Je me mets à un autre rythme. Avec mon beau-frère et un ami, nous marchons vers Saint-Jacques de- Compostelle par tronçons de 200 à 250 km pendant 8 jours, au mois d’août. Nous sommes partis du Mont-Saint-Michel. Cette année, nous arriverons à Saint-Jean-Pied-de-Port.

Comment se déroule votre journée ?

Comme tous les pèlerins, nous nous levons tôt, marchons 30 à 35 km et essayons d’arriver en début d’après-midi à l’étape. Je célèbre la messe en arrivant, soit dans l’église si elle est ouverte, soit dans le gîte ou chez les personnes qui nous accueillent. C’est l’occasion de rencontres vraiment sympathiques et cela permet de découvrir la vie de l’Église.

Sur la route, nous prions beaucoup le chapelet : c’est l’occasion de prier pour ceux que je connais, que j’accompagne… pour tous ceux que j’emmène avec moi.

Notre marche n’a rien d’exceptionnel ou d’aventureux. Mais cela me permet de traverser la France de manière complètement différente, de découvrir des régions que je ne connais pas et de nouveaux paysages, de prier, de marcher en silence, de faire de belles rencontres.

pelerin
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Je ne suis pas tellement sportif et la marche reste une épreuve : ampoules, courbatures, poids du sac… Je suis toujours heureux d’arriver aux étapes ! Mais le fait même de marcher, d’avancer a une valeur spirituelle. Nous nous « désinstallons », chaque jour il faut quitter quelque chose, on part avec très peu et on découvre une forme de vie itinérante qui est au fond la condition de la vie chrétienne.

Je ne sais pas si nous arriverons à Saint-Jacques mais, en tout cas, nous marchons !

Propos recueillis par Geneviève de Saint-Pern


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