Prêtre, pourquoi pas ?

Godefroy de Sevin, séminariste pour le diocèse de Versailles

Prêtre, pourquoi pas ?


Voilà une question que je ne m’étais jamais posée avant qu’elle ne vienne elle-même se proposer à moi. J’étais alors bien lancé dans mes études d’ingénieur travaux et m’apprêtais à entrer dans la vie professionnelle comme nombre de mes amis. Et c’est par mon engagement de chef scout que le Seigneur est passé : une joie intérieure tenace m’habitait quand j’essayais de faire grandir les jeunes qui m’étaient confiés, et l’attention particulière que j’avais pour leur croissance humaine s’est en quelque sorte retournée contre moi ! « L’arroseur arrosé », pourrait-on dire… ou plutôt l’expérience intime du don de soi comme lieu d’accomplissement personnel, que j’ai pu vivre par ce service et qui a réveillé en moi une question vocationnelle. Je dois reconnaître que je fus le premier surpris par un tel attrait ! Heureusement, j’ai pu rencontrer un prêtre qui m’a guidé avec patience et exigence pour faire mûrir ce questionnement à l’école de la prière, de la messe et du sacrement de réconciliation

Voilà une chose importante que je pourrais recommander à un(e) jeune qui se pose la question de la vocation religieuse ou sacerdotale : entoure-toi d’un père ou d’une mère spirituel et suis la voie de l’Église, car c’est elle qui conduit au Christ. Mais, avant tout, réjouis-toi ! Je lui dirais d’abord de rendre grâce ! Être attiré(e) par une vocation consacrée ou sacerdotale, c’est faire concrètement l’expérience que l’Esprit-Saint nous travaille au corps et dispose en nos cœurs un désir qui nous surprend. Alors, c’est bien du temps qu’il nous faut pour se familiariser avec ce désir, pour le jauger, l’éprouver, le laisser s’affermir : comme tout discernement, cette première étape nous fait prendre conscience qu’il va nous falloir laisser la volonté de Dieu prendre les rênes de sa propre vie. Et Dieu aime prendre son temps, c’est pourquoi il faut lui en donner ! L’accompagnement spirituel, les équipes vocations, les week-ends de retraite et enfin l’année de fondation spirituelle sont autant de moyens que l’Église nous offre pour mener ce désir à maturité.

Qu’il est beau de voir l’Église prendre soin des éventuelles vocations qui sont en train de naître ! Car c’est bien toute l’Église qui m’a enfanté jusqu’à ce jour : ma famille comme église domestique, ma paroisse, les jeunes scouts, mon diocèse, mes formateurs, et tous les fidèles qui prient et donnent pour les séminaristes

A présent, je suis en 2ème année du cycle de théologie au Séminaire français de Rome (4ème année d’études) et je garde comme un précieux cadeau de l’Église mon année de fondation spirituelle : l’ancrage dans la prière qu’elle forge, l’intimité avec le Christ qu’elle tisse et l’amitié fraternelle qu’elle construit avec les autres postulants sont autant de grâces irremplaçables. Ce sont ces mêmes grâces, fortifiées et développées par les années d’études, qui me donnent la joie et la certitude d’être, aujourd’hui, là où le Christ me veut pour son Église et pour le monde.


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