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Par le Cardinal Danneels
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Page 1 sur 4 A quels signes reconnaître que ma question est vraie, que peut-être Dieu me demande quelque chose et qu'il s'occupe un peu plus de moi...Que je dois chercher à m'orienter...
Quand Dieu appelle  Cardinal Danneels © Archevêché de Malines-Bruxelles Souvent des jeunes me demandent : ”Comment êtes-vous devenu prêtre ?” Jamais je ne parviens à répondre. Ce qui m’étonne beaucoup. Un cardinal qui ne sait pas comment il est devenu prêtre... N’empêche, c’est la vérité. Je n’ai jamais été moi-même à la racine de ma vocation et je ne me suis jamais dit : ”Voilà ce que je veux faire.” Ce qui aurait été le cas si j’avais voulu devenir médecin. L’impression que j’ai, c’est que ”cela” m’a habité à l’improviste, venant de je ne sais où, sans que ce soit toujours de mon goût. Quand j’étais petit, cela me tracassait et je ne pouvais m’en défaire. Une vocation fond sur vous, elle s’installe plus ou moins consciemment. Elle vous guette, se présente à l’improviste et, parfois, elle vous fait souffrir. Qu’importent les protestations : ”Pourquoi moi ? Je n’ai pas envie”, elle revient coup sur coup. Vous butez contre elle sans pouvoir vous en défaire.Comme un virus Pour ma part, la vocation m’a frappé comme un virus, sans que je puisse faire quoi que ce soit. C’est la traduction, en langage humain, du fait que Dieu nous cherche et que c’est plus fort que nous. Je suis donc incapable de dire pourquoi ni comment, car c’est lui qui en est l’origine. Il y a dans toute vocation des éléments qui font comprendre qu’elle est dans l’air, que Dieu a un projet à notre égard.
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