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Page 2 sur 5 La préparation pénitentielle et l'acte pénitentiel "Préparons-nous à la célébration de l'eucharistie en reconnaissant que nous sommes pécheurs." Dès que le prêtre a salué les participants, il les invite à se reconnaitre pécheurs ; le virage peut paraitre un peu sec! C'est que "Celui qui nous a appelés est saint" (1 P 1, 15). Aussi, cette démarche nous remet-elle à notre place exacte : nous appartenons à un peuple de pécheurs, mais sanctifiés par le Christ.  © Lamy Depuis l'entrée dans l'église, il est question du baptême : l'eau dans la cuve de l'entrée, le signe de la croix. La mission du baptisé est d'aimer Dieu, mission que nous avons bien du mal à remplir au fil de nos journées. C'est pourquoi nous reconnaissons que nous avons péché, c'est-à-dire manqué à l'appel de notre baptême. Reconnaître son péché n'a de sens que parce que nous le faisons en présence d'un Dieu qui n'est qu'amour et miséricorde. Après le "je confesse à Dieu", le prêtre conclut en invoquant le pardon de Dieu, en disant "nous", car il s'inclut parmi les pécheurs: "Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde; qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle", suivant le pouvoir que le Christ a donné aux apôtres (Mt 16, 19 et Jn 20, 22-23). Suit une prière de supplication : le Kyrie. Petite litanie entre le célébrant et l'assemblée, conservée depuis les premiers temps de l'Église, le Kyrie nous rappelle que notre liturgie est le fruit de toute une tradition transmise de siècle en siècle. Le terme grec, "Kyrie", est le témoin privilégié de la langue dans laquelle a été rédigé le Nouveau Testament, et prouve la continuité et la catholicité de l'Église à travers les générations. Après avoir reçu la miséricorde de Dieu, l'assemblée chante la gloire de Dieu. Le Gloria, hymne d'action de grâce C'est une très ancienne prière du IIIème - IVème siècle qui était chantée ou récitée le matin pour saluer le jour nouveau. Ses premiers mots nous font penser à Noël: ils reprennent le message des anges aux bergers dans cette nuit bienheureuse. Dans la suite du texte, nous énumérons les titres de Dieu : Toi seul est saint, Toi seul est Seigneur. Ici, nous ne demandons rien à Dieu : nous lui rendons grâce. Nous chantons le Gloria tous les dimanches, sauf les dimanches "violets", pour mieux le redécouvrir au temps de Noël et à Pâques. L'oraison Après le Gloria, le prêtre reprend la parole pour clôturer la première partie de la célébration : "Prions le Seigneur". Les jours de fête, il rappelle pourquoi nous nous réjouissons. Cette oraison est adressée au Père, au nom du Christ, dans l'Esprit-Saint. C'est une prière trinitaire. Et nous répondons: "Amen".  © esprit-photo.com Commence alors la liturgie de la Parole proprement dite. "Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter; redresser; former à la justice : ainsi l'homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne" (2 Tm 3,16-17).Nous recevons la Parole de Dieu dans l'Écriture, Ancien et Nouveau Testaments. Le Nouveau éclaire l'Ancien ; l'Ancien donne des racines au Nouveau. Les Juifs aussi, déjà au temps de Jésus, se réunissaient à la synagogue le jour du Shabbat, pour méditer la Parole de Dieu (cf. Lc 4, 16), une Parole « vivante, efficace et plus acérée qu'aucun glaive à deux tranchants » (He 4,12). A ce moment de l'eucharistie, le lieu principal de l'action est l'ambon, pupitre sur lequel est posé le Livre. La messe du dimanche comporte trois lectures et un psaume.
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