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Pour vivre pleinement l'Eucharistie: déroulement de la messe Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Armelle   
Sommaire de l'article
L’accueil par le prêtre
La préparation pénitentielle
Les lectures et l’Evangile
La prière eucharistique
La communion

La première lecture

Elle est tirée le plus souvent de l'Ancien Testament, en vue de préparer la lecture de l'Évangile du jour, car le Christ l'a dit :

« N'allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17). Dans le temps de l'Avent, nous lisons, par exemple, les livres des Prophètes qui ont annoncé la venue du Messie.

Pourquoi lire l'Ancien Testament ? Parce que Dieu ne s'est pas révélé d'un coup, mais pendant des années, d'Abraham à Jésus. Nous mettons nos pas dans ceux de nos aînés qui ont cru en la venue Christ.

Un moment de l’année fait exception : le temps pascal (de Pâque à la Pentecôte), pendant lequel nous lisons les Actes des apôtres qui racontent les premiers temps de l’Eglise, comment les apôtres ont annoncé la Bonne Nouvelle du Ressuscité.

Le psaume

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Chants de l’Ancien Testament, les psaumes nous permettent de prier et de méditer. Ils sont le type même de la réponse de l'homme à Dieu dans tous les registres de l'humain. Ils font résonner la joie et la tristesse, la crainte ou le désespoir, le désir ou le refus, la délectation comme la colère. Ils offrent toutes les nuances et combinaisons des sentiments humains. Les psaumes sont les chants de l’homme face à son Dieu, chants que lui-même nous inspire pour lui répondre. Depuis que Jésus les a priés, les psaumes trouvent une nouvelle profondeur : ils sont les chants du Fils à son Père.

La deuxième lecture

Elle est toujours issue du Nouveau Testament, des lettres des apôtres Pierre, Jacques, Jude et surtout de Paul, ainsi que de l’Apocalypse.

L’Evangile

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Voici le moment le plus solennel de la liturgie de la Parole. Il ne s’agit plus seulement de la Parole de Dieu écrite, mais de la Parole de Dieu faite chair réellement. De ce fait, l’assemblée se lève, car se lever, c’est se redresser tel le paralysé grabataire remis sur ses pieds par Jésus (Lc 5,25). C’est aussi l’attitude du Christ ressuscité. Nous saluons cette parole par l’Alléluia.

C’est au ministre ordonné (évêque, prêtre, diacre) que revient la proclamation de l’Evangile. Configuré au Christ-Tête par le sacrement de l’ordre, il atteste devant l’assemblée que cette Parole n’est pas ordinaire, mais que, par sa voix, le Christ vivant parle à son Eglise.

D’où les signes de vénération adressés à l’évangéliaire :
- l’encensement,
- le baiser,
- les deux acclamations qui, dans un raccourci saisissant, accompagnent la présentation de l'Évangile : « Gloire à toi, Seigneur » et la reconnaissance finale « Louange à toi, Seigneur Jésus ».

Et nous traçons trois croix sur nous : sur notre front pour que la Parole vienne nourrir notre intelligence, sur notre bouche pour que nous apportions la Parole aux autres et sur notre coeur afin que nous laissions la Parole l’envahir.

Après l’écoute des trois lectures, le deuxième temps de la liturgie de la Parole se déroule selon trois mouvements :
- l’homélie du prêtre,
- la profession de foi,
- la prière des fidèles.

L’homélie

Elle fait corps avec la proclamation de l’Evangile. C’est vraiment un acte du Christ qui, par la bouche du prêtre, rend présente sa Parole. La mission qui est alors confiée à ce dernier lui commande de rendre actuelle et accessible à l’assemblée la Parole du Christ. Dès lors, ce serait faire erreur que de juger un prédicateur par « il parle bien » ou « il parle mal ». Nous qui écoutons, cherchons-nous à entendre Dieu par son prêtre ? Notre acte de foi importe autant que celui du prêtre ; ce n’est pas lui qui change le cœur des fidèles, mais l’Esprit-Saint auquel chacun doit être disponible.

La profession de foi de l’Eglise

L’assemblée récite le Credo (« Je crois », en latin), sous la forme du Symbole de Nicée ou du Symbole des apôtres. Réciter le Credo est un signe de reconnaissance de la foi de tous les chrétiens depuis les débuts de l’Eglise. C’est aussi faire mémoire de notre baptême, moment où nous avons affirmé notre foi, et surtout c’est exprimer l’unité de l’Eglise fondée sur ce sacrement qui fait d’un homme un autre Christ, « oint ».

La prière des fidèles

La prière de l’assemblée s’élargit à la mesure de l’Eglise universelle, d’où son nom de prière universelle. Elle est prononcée par les fidèles qui remplissent alors leur fonction sacerdotale en intercédant pour tous les hommes. Elle conclut la liturgie de la Parole et introduit la liturgie eucharistique.


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