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Page 5 sur 5 Le moment de la communion : « Prenez et mangez-en tous » (Mt 26,26) Jésus, dans sa grande prière au chapitre 17 de saint Jean, demande : « Qu’ils soient un comme nous sommes un : moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient parfaits dans l’unité (Jn 17,22-23). L’eucharistie nous fait entrer dans l’unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit. La communion accroît notre union au Christ. - Le Notre Père
 © esprit-photo.com Nous venons de rendre gloire à Dieu, nous nous reconnaissons ses fils et lui disons « Notre Père », comme le Fils unique le dit et nous l’a enseigné. - Le don de la paix
Nous nous tournons alors vers le Fils : « Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes apôtres : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix… » La paix est comme le condensé de tous les biens, le don messianique par excellence, car Jésus, par le mystère pascal, « a fait la paix par le sang de sa croix » (Col 1,20). A Noël, les anges ont annoncé « Paix aux hommes » et cette paix constitue le premier souhait du Ressuscité aux apôtres, le jour de Pâques (Jn 20,19 ; 21 ; 26). Donner la paix est lourd de signification : le Christ nous donne sa paix et nous la partageons. C’est la seule que nous puissions partager… - La fraction du pain
 © esprit-photo.com C’est à ce geste que les disciples reconnurent leur Seigneur après sa résurrection. Elle est l’un des plus anciens noms de l’eucharistie (cf. Ac 2,42). Rompre le pain est signe de convivialité, geste pratique qui devient le symbole d’un partage fraternel capable d’exprimer et de nourrir une communion. Ceux qui mangent un même pain sont « compains », ce qui montre la profondeur originelle du mot très usité de « copain ». Jésus a fait ce geste au cours des deux multiplications des pains (Mt 14,19 ; 15,36). - L’immixtion
Le fragment de pain consacré que le prêtre laisse tomber dans le calice appartient à un rite très ancien. - La communion
 © esprit-photo.com Après l’Agnus Dei, litanie adressée au Christ, Agneau de Dieu, dans laquelle l’assemblée l’implore d’avoir pitié de son péché et de lui donner la paix, les fidèles s’approchent pour recevoir la communion, selon les coutumes de l’Eglise et leur propre sensibilité : dans la bouche, ou en formant avec les mains « un trône », selon l’expression d’un Père de l’Eglise et dans un geste de mendiant. L’eucharistie fait l’Eglise. Ceux qui reçoivent le corps du Christ sont unis plus étroitement au Christ. - L’envoi
Après un moment de recueillement, la célébration eucharistique finit comme elle a commencé, avec le signe de la croix, mais maintenant sous forme de bénédiction : nous ne nous signons plus, mais recevons la bénédiction que nous donne le prêtre qui, au nom du Christ, nous envoie la porter à tous nos frères. Nous répondons : « Nous rendons grâce à Dieu ». L’assemblée part en mission (messe, de « missio » : envoi).
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