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Benoît Aubert : "Le Seigneur a pris soin de moi toute ma vie" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

ImageLe parcours de Benoît Aubert jusqu'au sacerdoce paraît simple.
A l'image de ce jeune homme serein, prompt à manier l'humour et l'autodérision.

 

Benoît Aubert semble attentif à mettre ses interlocuteurs à l’aise.
Contact chaleureux et sens de l’humour aiguisé sont ses atouts pour y parvenir. A la Maison St-Aignan (4ème), où vivent en communauté des séminaristes de 2ème cycle, il nous a reçus, se prêtant avec amusement au jeu de l’interview.
Est-ce d’avoir pris le temps du discernement et de la prière, tout au long du séminaire, ou bien sa nature "tranquille et optimiste" qui fait apparaître son itinéraire comme si simple ? "Toute ma vie, le Seigneur a pris soin de moi, en me donnant de ne jamais douter de lui", s’étonne-t-il.

Deuxième d’une famille de trois enfants, son enfance est jalonnée par les déménagements, tous les deux à trois ans, au gré des mutations de son père militaire. Dès l’adolescence, vers quinze ou seize ans, il pense à la vocation sacerdotale. "Cette question ne me faisait pas peur, quand d’autres peuvent en être effrayés, note-t-il. Enfant de choeur, j’étais heureux au service de l’autel."

Fidélité dans la foi.

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Enfance dans une famille croyante, où "le dimanche était vraiment fêté comme un jour à part", messe tous les jours au lycée catholique de St-Cyr l’Ecole… autant dire que son arrivée dans le supérieur est un changement radical. Lui qui se destinait à une carrière militaire intègre finalement l’école d’ingénieur civil de Compiègne. "Incroyable ! Il y avait même des gens avec des barbes et des cheveux longs", lance-t-il avec autodérision.
Cependant, Benoît, bien dans ses "bateaux", se fond à merveille dans ce nouvel environnement : il ne manque aucune fête et joue au rugby, son sport de prédilection. Pour autant, la question de la vocation demeure. Le weekend, même après les nuits les plus courtes, tandis que ses colocataires dorment, l’appel de la messe dominicale se fait toujours le plus fort. Il s’engage dans des mouvements catholiques à Paris, et entretient des contacts réguliers avec son père spirituel, à qui il confie ses interrogations sur la vocation. "Il m’a éclairé, en m’empêchant de me faire du cinéma dans ma tête", reconnaît-il.

Une réponse de plus en plus claire.

Dans sa dernière période d’école, pour prendre du recul, Benoît part au Mexique, et, clin d’oeil de la Providence, se retrouve dans une université "100% catholique". "Elle organisait des “mega-missions” dans des provinces indiennes, privées de prêtres, raconte-t-il. Pendant la Semaine Sainte, à l’occasion de l’une de ces missions, j’ai ressenti une grande souffrance à la vue de ces peuples sans pasteurs." Un signe. De retour en France, Benoît se décide à entrer au séminaire, après son service militaire. Mais la période de discernement ne s’achève pas pour autant, bien au contraire. "Le séminaire est une formation humaine, intellectuelle, spirituelle pendant laquelle chacun est fréquemment invité à revenir sur son itinéraire, expose- t-il. La réponse à la question de ma vocation s’est ainsi laissée entrevoir de plus en plus clairement. C’est en 2004, avant ma demande pour le diaconat, que j’ai eu la confirmation intérieure que j’attendais : c’était vraiment là ma vocation." Un choix qui le rend apaisé et heureux, à quelques jours de l’ordination.

De Louise d'Orglandes,
avec l'aimable autorisation de Paris Notre Dame

Légende de la photo :
Benoît Aubert (2e en partant de la gauche) a voyagé plusieurs fois en Israël. Il y a habité de juillet 2005 à février 2006, dans sa dernière année de séminaire. Passionné par le judaïsme, il éprouve un grand amour pour ce pays. Ici,le Waddi Qelt, entre Jérusalem et Jéricho.

REPÈRES

  • Naissance :
    le 30 mai 1973
  • Ordination diaconale :
    le 11 septembre 2005
  • Phrase d'ordination :
    "Puis Jésus verse de l'eau dans un bassin, Il se met à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qu'Il avait à la ceinture." (Jn 13, 5)
  • 1ère messe :
    le dimanche 25 juin, à 11h30, à St-François de Molitor. (16e)
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