Comment se manifeste l'appel à devenir prêtre ?

Réponse du
Père Nicolas Delafon, du diocèse de Paris

Transformons la question : comment un être humain peut-il nous adresser un appel ?

Appels des hommes et appels de Dieu

Parfois, par des moyens pauvres : un mendiant se tient dans la rue et tend la main ; une personne avec un handicap s’exprime avec des signes ; dans l’Evangile, un aveugle se met à crier (cf. Mc 10, 47). Pour ces appels humains, la question « est-ce qu’il m’appelle ? » se pose peu mais une réponse n’est pas toujours donnée. Je n’ai pas répondu à tel appel, parce j’étais pressé ou n’avais pas d’argent sur moi ou encore parce que j’estimais ne pas avoir à répondre.

Croire en Dieu qui appelle

Qu’en est-il pour les appels de Dieu ? Notre relation à Dieu est normée par la foi. Pour répondre à ses appels, il faut croire qu’il nous appelle. Sur quoi repose notre foi ? Sur les appels que le Christ adresse dans l’Evangile. Il n’appelle pas d’abord à être prêtre mais à le suivre : « venez à ma suite et je vous ferai devenir pécheurs d’hommes » (Mc 1, 17). L’appel à être prêtre se manifeste de manière ordinaire à l’intérieur d’une suite de Jésus : « moi, qui crois en Toi, Seigneur Jésus et qui suis ton disciple par ma vie dans l’Esprit, est-ce que tu ne m’appelles pas à être prêtre dans ton Eglise ? »

Un exemple : Jean-Paul II

Prenons un exemple : en 1938, Jean-Paul II a 18 ans. Il a perdu sa mère et vit avec son père qui lui a appris à prier. Il commence des études de philologie à l’université Jagellon. Il aime Dieu et a une attirance pour les choses de Dieu mais sa vocation sacerdotale n’est pas mûre. Son amour du Christ va de pair avec l’amour du théâtre et de la littérature. En septembre 1939, la 2nde guerre mondiale éclate. Il doit arrêter ses études. Il lit, écrit, approfondit sa foi puis commence un travail d’ouvrier à l’usine Solvay. Témoin de la mort d’un ouvrier, il reçoit cette parole : « Karol, tu devrais te faire prêtre ». Puis, tout en continuant d’être acteur de théâtre, il découvre que telle n’est pas sa vocation. Il ne sera pas acteur mais prêtre. A l’automne 1942, il entre au séminaire clandestin de Cracovie. A travers des événements et des personnes, il a perçu avec clarté que Dieu avait fait entendre sa voix. Il discerne des signes positifs d’une vocation de prêtre.


Pour soutenir
ou mieux connaître
l’Œuvre des Vocations :


Abonnez-vous à nos newsletters
ou au magazine Vocations
Suivez nos retraites en ligne
Faites un don
à l’Œuvre des Vocations

Merci pour votre attention et votre prière pour les vocations au cœur de l’Eglise
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.