Y a-t-il un profil type de séminariste ?

Réponse du
Père Nicolas Delafon, du diocèse de Paris

En un sens, oui, car les séminaristes se ressemblent. Ils portent tous le même appel et le même désir.

Un même appel, un même désir

Les séminaristes sont reconnaissables non pas tant à leur aspect extérieur qu’à leur commun désir de devenir prêtre. De même, ils appartiennent à une société ou à une époque. Ils en reflètent de manière plus ou moins grande les caractéristiques. Enfin, nul n’est appelé à être prêtre pour l’univers entier. On est prêtre pour une ville, une église particulière, un pays. Cela amène des traits communs aux séminaristes d’un même diocèse. Transformons la question pour mieux y répondre: « Y a-t-il un profil type d’Apôtres ou de saints ? » Non. Jean est tourné vers le cœur de Jésus, tandis que Paul est plein de zèle et parcourt les routes de la méditerranée pour annoncer l’Evangile du Christ. Dieu appelle toujours pour une mission dans l’Eglise et dans le monde. Saint Philippe Néri reflète le visage de Jésus par sa joie ; saint François d’Assise par sa pauvreté. Ainsi, les séminaristes ont en commun un appel à être prêtre mais la manière dont cet appel est vécu reflète leur personne.

Des personnes

Lorsque nous lui ouvrons notre cœur, Jésus nous fait le don de la vie divine. Loin de nous faire perdre notre personnalité, ce don nous personnalise. Sa vie enracinée en Dieu se joint à la vie dont nous vivons déjà pour une plénitude de vie avec Dieu. De même, un séminariste ne perd pas sa personnalité en entrant au séminaire. Il y arrive avec un itinéraire et des traits de caractère qui constituent ce socle à partir duquel son cœur de futur prêtre et sa personnalité spirituelle vont apparaître. Au séminaire, la vie est organisée de manière à ce qu’un séminariste ne cherche pas à se conformer à une image mais qu’il puisse déployer tout ce qui est déposé en lui et tout ce que l’Esprit va accomplir en lui. Comme les prêtres, les séminaristes sont souvent des « originaux » au sens où Dieu suscite des pasteurs selon son cœur à partir d’une pâte humaine très variée. En tant qu’elle est servante du Christ, l’Eglise ne se sert pas des séminaristes en vue d’un modèle de prêtres qu’elle définirait à partir des besoins apparents d’une époque mais elle se met à l’écoute de l’action de Dieu en chacun de ses enfants.


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