Etre guidé, n'est-ce pas perdre son indépendance ?

Réponse du
Père Alain Mattheeuws, s.j.

La liberté passe par les autres : seul celui qui peut donner sa vie aux autres est vraiment libre. C'est donc "au nom de la liberté" que tu peux décider de suivre l'avis d'autrui, de t'en remettre à son conseil, de lui faire confiance au point parfois de suivre son avis plutôt que le tien. Tout est question de confiance.

Précisément, dans l’Église, nous suivons tous le Seigneur qui est le chemin, la vérité, la vie. Accepter de dépendre des autres n’a de sens que dans l'amour et pour l'amour du Christ. Tout autre motif ne tient pas debout.

L'accompagnateur n'est pas un gourou !

Un gourou est séducteur ; il enchaîne celui qu’il dirige par divers liens affectifs. Il cherche à attirer vers son groupe celui qu’il prétend aider. Celui qui le suit perd alors sa clairvoyance et sa liberté : fasciné, il obéit sans décider par lui-même.

L’accompagnateur spirituel n’est pas un gourou. Il sait bien qu'il n'a pas toute la vérité. Il se met au service du travail de Dieu dans les cœurs. Il soutient celui qu'il accompagne sur le chemin qui est le sien. "Ne compte pas sur moi pour te dire à ta place ce que tu dois faire !", telle est son attitude fondamentale. C'est le baptisé qui choisit dans le Seigneur et qui parcourt son chemin.


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