Il veut être prêtre... Que penser pour les études ?

Réponse du Père Denis Jachiet

Article publié sur le site croire.com

"Je connais un jeune garçon qui a dans la tête d’être curé. Il est en admiration devant notre Seigneur ainsi que devant les saints, il a toujours Jésus à la bouche, etc. Mais voilà il n’est malheureusement pas brillant à l’école, ce qui est dommage. Pourra-t-il être curé ou autre ? Faut-il suivre des cours particuliers pour être à l’écoute des autres et parler de Dieu ? Il aimerait tant l’être !"

La réponse du père Denis Jachiet à notre internaute

Enfants
© esprit-photo.com

Ce jeune garçon a un cœur large et ouvert à la vie de Dieu. Son enthousiasme, son amour de Jésus et son désir d’être prêtre sont de grandes choses. Nous, adultes, devons accueillir cela avec beaucoup de respect et de sérieux. Nous croyons que l’Esprit Saint agit dans les cœurs qui lui sont ouverts. Nous croyons aussi qu’il les prépare à pouvoir un jour répondre librement aux appels de Dieu. Ce garçon a encore bien du chemin à parcourir avant de pouvoir décider un jour en pleine liberté de choisir la voie du Sacerdoce… ou une autre.

D’ici là, pour ne pas entraver sa route ni peser sur ses choix, il ne faut pas le considérer ou le présenter comme un "futur curé". C’est une confidence qu’il a pu nous faire et nous en sommes touchés. Nous pouvons l’encourager et le remercier pour la confiance qu’il nous fait. Nous l’inviterons aussi à garder cela dans son cœur, comme Marie, en attendant le moment venu.

Ce n'est pas une question de diplômes !

Vous vous inquiétez à cause de son niveau scolaire. Pourra-t-il être admis s’il n’est pas un élève brillant ? Quel niveau d’étude exige-t-on des futurs prêtres ?

L’appel au ministère de prêtre n’est pas une question de diplômes. Il y a aujourd’hui, comme par le passé, d’excellents prêtres qui n’ont pas fait d’études supérieures ou qui n’ont pas le baccalauréat. Le prêtre n’est pas un savant ou un expert, c’est un homme de Dieu. C’est quelqu’un qui a reçu un appel du Seigneur que l’Eglise a reconnu et confirmé. Il a été choisi pour s’attacher au Christ et se mettre au service des hommes avec ce qu’il est, qualités et défauts, talents et limites.

Il est vrai que l’Eglise vérifie que les limites humaines des candidats sont compatibles avec l’exercice du ministère de prêtre. Il doit pouvoir en effet écouter les autres, leur parler de Dieu mais aussi lire et comprendre sa Parole pour l’expliquer. Ce ne serait pas possible sans avoir acquis un certain nombre de bases de l’enseignement secondaire. Il existe même des possibilités de remise à niveau scolaire avant le séminaire pour ceux qui en auraient besoin.

Développer les talents confiés par Dieu

Vous voyez que cela ne demande pas d’être brillant élève ni de s’épuiser en cherchant à se surpasser à l’école. La priorité, ce n’est pas de suivre plein de cours particuliers mais d’aimer le Seigneur et de le servir généreusement, y compris en faisant son travail scolaire. Ce qui est nécessaire, c’est que le futur prêtre ait développé les talents que Dieu lui a confiés. Celui qui fait ce qu’il peut en classe, sans paresse ni angoisse, peut être confiant qu’il ne fait pas obstacle à ce que le Seigneur attend de lui et qu’il pourra s’engager dans la voie où il sera appelé.

J’ai connu un enfant qui avait cessé à un moment de faire des efforts à l’école en prétextant auprès de ses parents qu’il voulait devenir prêtre et que par conséquent le travail scolaire n’avait plus beaucoup d’importance ! Son père ne l’a pas entendu de cette oreille et il a eu droit à une saine mise au point qui l’a remis au travail. La paresse n’est pas un chemin de croissance spirituelle ni de réponse à sa vocation !

Suivre une formation permet d’acquérir des compétences techniques et humaines et de cultiver les dons qu’on a reçus. C’est souvent bénéfique pour ceux qui veulent entrer au séminaire. Ils auront pu, au cours de cette formation, mener à bien un engagement qui les aura construits. Dieu demande à ceux qu’il appelle au sacerdoce de se donner tout entier pour le servir et d’y engager leur volonté et leur intelligence. De même que les douze apôtres que Jésus a appelés ne se ressemblaient pas, il n’y a pas deux itinéraires de vocation identiques. Certains laissent une carrière professionnelle derrière eux pour entrer au Séminaire tandis que d’autres y accèdent au début de l’âge adulte.

Une dernière chose. Ne faisons pas du sacerdoce des prêtres une profession parmi d’autres. On ne comprend rien à ce don que Dieu fait à son Eglise si on le catalogue parmi les métiers des hommes avec à la clé un niveau d’études et un type de rémunération.

Dites plutôt à cet enfant que le prêtre est quelqu’un qui trouve son bonheur et sa joie à faire connaître et aimer Jésus et que cela lui donne beaucoup de force pour servir son Seigneur.


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