L’appel de l’Eglise : « C’est à toi que cette question se pose ! »

L’attitude fondamentale de l’Église : un regard positif et d’action de grâce

Pour l’Église comme pour un jeune, une vocation ne constitue pas d’abord un « problème ». Le premier regard de l’Église sur un jeune homme ou une jeune femme qui se pose la question d’un appel particulier n’est pas un regard inquiet des difficultés vers lesquelles celui ou celle qui s’interroge s’avance. Ce n’est pas non plus un regard anxieux de vérifier que cette personne est un être exceptionnel, sans quoi il serait inutile pour elle de commencer. Et on pourrait d’ailleurs dire la même chose de toutes les formes d’engagement de vie, en premier lieu du mariage. L’une des dimensions de notre crise culturelle est précisément qu’une personne qui souhaite engager sa vie veut spontanément vérifier qu’elle ne se trompe pas, en réponse à toutes les mises en garde qui lui sont lancées.

Il est important que l’Église et les chrétiens accueillent la question de ceux qui s’interrogent sur leur vocation sans y voir quelque chose de suspect dont il faudrait d’abord débusquer les non-dits, mais plutôt un signe de la grâce dont il est possible de se réjouir dans la foi, sans savoir encore à quoi il aboutira.

Enfants
© D.R.

L’interpellation de l’Église

Lorsqu’un évêque ou un prêtre demande : « N’avez-vous jamais pensé à être prêtre ou religieux (se) ? », il n’est pas rare qu’il s’entende répondre : « J’y ai pensé très souvent, mais je n’ai jamais osé le dire ». Dans les lettres de jeunes qui se préparent à la confirmation, chaque année, un certain nombre d’entre eux expriment explicitement leur disponibilité à un appel entendu ou non. Cette question existe donc, mais des inhibitions et des résistances font qu’elle n’arrive pas à se dire comme un projet positif enviable. Il faut que nous ayons nous-mêmes le désir d’aller au-devant des interrogations. Par exemple, une religieuse m’a raconté qu’elle était entrée au couvent suite à une homélie dans laquelle l’évêque avait dit : « C’est à toi que cette question se pose ». Cela faisait des années qu’elle tournait autour de la question et ce qu’elle a entendu l’a touchée personnellement.

L’aide de l’Église

Des personnes viennent à nous, qui ont été touchées par Dieu et qui veulent vérifier que c’est bien Dieu qui les a appelées. Comme pasteurs de l’Église, nous pouvons et nous devons dire quelque chose qui les fera bouger intérieurement. Mais quoi et comment ? Nous ne savons pas toujours que dire. Nous pouvons par exemple essayer de faire apparaître les enjeux de la décision : « Que crois-tu que Dieu attend vraiment de toi ? Quels sont les éléments de ta motivation pour aller là ou ailleurs ? Correspondent-ils à la réalité ? Envisages-tu avec joie et sérieux la vie religieuse dans les conditions dans lesquelles elle est vécue là où tu veux aller ? Veux-tu être prêtre pour servir l’Église telle qu’elle est ou pour ressembler à quelqu’un d’autre, ou pour ton épanouissement personnel ? Viens-tu ici parce que tu ne trouves pas ce qui te convient chez toi ou en raison d’un appel plus grand ?… ».


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