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"La prière de l'Eglise, chemin de Carême"

Retraite de carême de Mgr Emmanuel Tois


Voici que s'approchent les jours de la passion de notre Sauveur, et de sa glorieuse résurrection. Voici les jours où nous célébrons déjà sa victoire sur l'ennemi des origines et le mystère de notre rédemption.


Chers amis bonjour,

Au début du Carême, nous avons suivi Jésus au désert, là où, nous disait la liturgie, il déjouait les pièges du Tentateur des origines. Quelle que soit la manière dont nous avons réussi, ou pas, à écarter le ferment du mal, nous pouvons à nouveau nous déterminer à le faire. La semaine sainte est parfois ce concentré de Carême, si je puis dire, qui nous détermine à prendre un élan qui durera. Car, nous dit cette deuxième préface de la Passion, nous célébrons déjà la victoire de Jésus sur l'ennemi des origines. En luttant contre notre péché, nous n'entrons pas dans un combat que nous aurions une chance sur deux de gagner ou de perdre, nous nous ouvrons à celui qui nous fait vaincre en nous rendant aujourd'hui plus saint qu'hier et demain plus saint qu'aujourd'hui.

C'est un mystère. Le mystère de la rédemption. Il nous rappelle que nous ne nous sauvons pas nous-mêmes mais que nous sommes sauvés par le Christ, humilié et victorieux. Sauvés par pure grâce. A la condition de placer là notre foi. Si nous prenons jour après jour conscience de son amour, de cet amour qui l'a conduit à prendre sur lui nos souffrances et notre péché dans ce qu'il a de plus ordinaire et souvent de plus installé, nous sommes sauvés, c'est-à-dire que nous sommes victorieux de ce péché.

Pourquoi ? Parce que cette prise de conscience, qui est l'obéissance de notre foi, a une conséquence directe sur notre manière d'être et de vivre, et donc sur notre comportement. Nous célébrons déjà la victoire sur l'ennemi des origines chaque fois que la vie éternelle, notre vie éternelle personnelle commence, chaque fois donc que progresse en nous la sainteté.

Que ces jours saints, à la suite de l'Agneau innocent que nous contemplons à nouveau par la musique de Jean-Sébastien Bach, nous entraîne à sa suite.

Que Dieu vous garde sur sa route.

Jean-Sébastien Bach, choral de Carême de l'Orgelbüchlein, BWV 618 : O Lamm Gottes, unschuldig, partie jouée à l'orgue.

 



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