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Page 2 sur 4 Au IVe siècle commence une deuxième période : la période monastique. Au cours de ce siècle, le monde romain se convertit au christianisme. Les mœurs chrétiennes sont de plus en plus acceptées par la société. La pureté est mise en valeur. Dès lors, vivre célibataire dans le monde perd, en quelque sorte, de sa force exemplaire, de son rôle de "provocation". Ceux qui veulent vivre une vie différente quittent alors la société normale et se réfugient dans les déserts. C'est la naissance du monachisme, avec saint Antoine et saint Pacôme, en Égypte. Très vite, des femmes vivent le même idéal. Quand, plus tard, saint Benoît fonde au Mont Cassin un monastère d'hommes, sa sœur sainte Scholastique établit parallèlement un monastère de femmes. C'est l'origine des milliers de maisons contemplatives de femmes qui couvriront la planète. Le charisme de fondation est alors "la vie parfaite" par la fuite du monde. On vit sous d'autres lois synthétisées par la pratique des trois vœux de chasteté, pauvreté et obéissance. Cette opposition monde-vie parfaite sera systématisée par différents auteurs, comme saint Bernard. L'évangélisation se fait indirectement. Les moines sont une référence, un exemple, mais, en principe, ils ne s'attaquent pas directement à la conversion des gens. Pour les hommes, il faudrait introduire mille nuances dans cette affirmation, mais elle est valable davantage pour les femmes. Quand, aux XIIe et XIIIe siècles, on commence à créer des ordres destinés spécifiquement à l'évangélisation, comme les Prémontrés, puis les Mendiants (Dominicains, Franciscains, etc.), leurs branches féminines restent cloîtrées. Les hommes prêchent, les femmes prient.
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