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Page 4 sur 4 La quatrième période commence après la Seconde Guerre Mondiale. Depuis l'entre-deux guerres, on s'apercevait que le catholicisme et la société civile s'éloignaient l'un de l'autre. La question était donc : comment évangéliser de nouveau cette société ? On estima alors qu'il fallait rapprocher la vie religieuse des hommes. Ce fut la raison de la naissance des Instituts séculiers, après 1945, dont Notre-Dame de Vie est un exemple en France. Mais, après le Concile de Vatican II, une nouvelle étape fut franchie en plusieurs lieux du monde en même temps, sans aucune coordination humaine. Ce fut la naissance des communautés nouvelles, comportant des hommes et des femmes vivant une vie consacrée dans le monde, avec le soutien de leur communauté.  © esprit-photo.com En somme, cette évolution est logique. Nous nous trouvons devant un monde redevenu largement païen. Dieu ne peut pas abandonner ce monde ni démissionner devant son évolution. Pour le réévangéliser, il redonne à son Église les grâces mêmes des origines chrétiennes, comme on peut les voir vivre par exemple dans le Renouveau charismatique. Aujourd'hui, quand une fille ou un garçon se consacre dans le célibat, ils sont de nouveau pour les hommes un signe très fort qui retrouve sa valeur de "provocation", d'interrogation. S'ils vivent joyeusement cette vie d'union avec Dieu, ils manifestent aux hommes la présence du Christ au centre même de leur existence.Les nouvelles formes de vie consacrée sont donc une marque de la miséricorde de Dieu pour le monde qui est le nôtre. Plus le monde s'éloigne de Dieu, plus il se perd dans des voies sans issue, plus Dieu veut le sauver. Mais Dieu ne sauve pas les hommes sans les hommes eux-mêmes. C'est pourquoi, plus que jamais, l'appel de Dieu retentit pour les communautés anciennes et les communautés nouvelles, demandant à des garçons et à des filles : "Veux-tu me suivre en me donnant tout, dans un célibat consacré pour la manifestation du Royaume de Dieu et l'évangélisation du monde?" . Extrait de "Il est vivant", n° 174 Avec l'aimable autorisation de la revue "Il est vivant".
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