par Pierre Kemner
Fontenay-aux-Roses où il est né, Montrouge où il a grandi, Ludovic est décidément un enfant du sud du diocèse. Sa nomination à Antony est donc pour lui comme un retour aux sources !
Deuxième fils d’une famille où la foi n’était guère à l’ordre du jour, c’est à l’âge de trois ans et demi qu’il reçoit le baptême.
Intéressé tout d’abord par les livres de caté du frère aîné, il débute son cheminement par le catéchisme. Il est alors en CM2. On peut dire qu’à partir de là, sa vie de chrétien se construit : après sa première communion, sa confirmation et son engagement comme servant d’autel à Saint-Luc, où sa mère vient le rejoindre dans la pratique religieuse, c’est l’aumônerie, d’abord comme participant, puis comme animateur.
L’engagement au service de l’autre
Ludovic apprend beaucoup dans ces rôles successifs. À Montrouge ou, plus tard, à Sceaux comme responsable de niveau à l’aumônerie, mais aussi chez les Scouts d’Europe, où il découvre ce qu’on pourrait appeler le complément à l’expérience de l’aumônerie, c’est-à-dire un centre pédagogique qui amène les jeunes à s’engager. S’engager au service des autres pour que ceux-ci apprennent à devenir autonomes afin d’en aider d’autres, c’est ce que lui ont appris ces années de formation humaine et ce qui constitue une des facettes de sa vie aujourd’hui.
Le soutien de la prière
L’autre facette de la vie de Ludovic est le silence, antidote de l’activisme, et la découverte de la présence de Dieu dans ce silence. Cela remonte à sa retraite de confirmation à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire où il a fait cette expérience de se tenir devant Dieu pour l’accueillir dans sa vie. En y accompagnant cette année les servants de messe, il a renouvelé cette expérience, d’autant plus qu’en tant que diacre, il a pu savourer la joie de participer à l’Eucharistie dans le chœur !
S’il a choisi la phrase du Christ sur la paix, c’est bien parce qu’il a découvert cette paix dans le silence et au milieu de communautés religieuses comme celle de Saint-Benoît-sur-Loire. Il le reconnaît volontiers : ces communautés et leurs prières représentent pour lui un énorme soutien.
Ludovic a voulu faire du droit. Il a persévéré pendant 4 ans avant de se tourner vers l’histoire. Licence d’histoire en poche il a commencé le séminaire à Paris aux Carmes. Après un passage à Rome, il revient à Paris pour terminer sa formation de prêtre. Un cursus de 7 années, y compris son service militaire au lycée du Prytanée National à la Flèche, 7 années riches de rencontres et de maturation.
La paix du Christ
Son investissement pastoral en paroisse, pendant cette période, l’a amené à connaître Malakoff, Meudon et, jusqu’à son ordination, Neuilly. Au fur et à mesure de son cheminement, il s’est vu confier des tâches plus importantes. C’est ainsi qu’à Saint-Pierre de Neuilly, il a beaucoup appris des laïcs et des prêtres qu’il côtoyait, que ce soit comme accompagnateur de l’équipe de funérailles, de celle du baptême des petits enfants ou du nouveau groupe d’étudiants. Et puis il y a les Journées du Pardon de la paroisse qui le ramènent à ce pour quoi il veut s’investir : la paix, car le pardon est la porte qui mène à cette paix que nous donne le Christ.
REPÈRES
Âge : 31 ans.
Formation : Droit, puis licence en histoire à la Sorbonne.
Loisir : le piano, la musique.
Séminaire : Séminaire des Carmes à Paris, Séminaire Français à Rome.
Ordination : 17 juin 2006.
Phrase d'ordination : "Que la paix soit avec vous" (Jn 20, 19).
1ère nomination : Vicaire stagiaire dans les paroisses Saint-Saturnin et Saint-Maxime d’Antony.
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