PN.-D. - Parfois mal connue, la Faculté Notre-Dame, dont vous êtes le président, a pourtant un rôle de formation très important. Pouvez-vous la présenter en quelques mots ?
P. Frédéric Louzeau – Au
départ, il y avait le Studium
Notre-Dame.
Créé en 1985, au sein
de l’École Cathédrale,
il représentait l’Institut
d’enseignement du
nouveau séminaire de
Paris. Cette structure
a ensuite suffisamment
grandi pour
devenir une faculté de
théologie, reconnue
par le Saint-Siège en
1999 : la Faculté Notre-Dame. Sa mission
principale est d’assurer
la formation philosophique
et théologique
des séminaristes
du diocèse et
d’autres étudiants. Il
n’est pas indifférent
pour la vie de l’Eglise
à venir que tous les
états de vie soient accueillis à la
Faculté et progressent ensemble dans
l’intelligence de la Parole de Dieu. Il
existe en outre une demande croissante
de laïcs pour une formation très
solide en théologie.
La Faculté prépare à trois diplômes :
le baccalauréat, la licence et le doctorat
canoniques en théologie. Elle
compte 120 étudiants – dont environ
60 séminaristes, 30 laïcs et 30 religieux,
religieuses ou prêtres en formation
– et une quarantaine d’auditeurs
libres. Environ 60 professeurs y
enseignent, parmi lesquels 38 prêtres,
ce qui témoigne d’un investissement
remarquable du presbyterium de Paris.
P. N.-D. - En quoi la Faculté Notre-Dame a-t-elle développé un mode d’enseignement original ?
P. Frédéric Louzeau – Dès le début et
de manière déterminée, nous avons voulu centrer la formation
théologique
sur l’étude rigoureuse
et priante de l’Écriture
lue dans la Tradition
de l’Église. Il s’agit
d’apprendre à discerner
la Parole de Dieu
dans l’Écriture et les
langages humains, en
nous mettant à l’école
de la Tradition.
Du point de vue méthodologique,
nous insistons d’abord sur
le travail en commun
qui peut revêtir différentes
formes. Outre
des cours magistraux,
les étudiants consacrent
la moitié de leur
temps à des séminaires d’étude. Enseignants
et étudiants
y travaillent ensemble
de grands textes théologiques.
Ainsi, les
interrogations et les
découvertes sont mises
en commun et chacun
est stimulé dans
sa recherche. Cette
méthode pousse à
une conversion incessante
et elle peut bousculer. Enfin, un
tutorat personnalisé est mis en oeuvre
afin d’adapter la formation à chaque
intelligence.
P. N.-D. - Depuis 2008, la Faculté est installée au coeur du Collège des Bernardins. À quelle logique ce rapprochement répond-il ?
P. Frédéric Louzeau – La théologie ne consiste pas seulement à scruter les Écritures à la lumière de la Tradition. Elle vise aussi à transmettre l’intelligence de la foi aux hommes et aux femmes de ce temps. Cela nécessite un dialogue serré avec la culture contemporaine, ce à quoi est voué le Collège des Bernardins.
Propos recueillis par Pierre-Louis Lensel
Extrait de l’hebdomadaire Paris Notre-Dame - numéro 1407 du 8 décembre 2011.
Avec l’aimable autorisation de Paris Notre Dame
A u séminaire, nous essayons d’immerger les séminaristes dans les Écritures afin que cette Parole devienne leur respiration. Il y a donc un grand mystère dans la vie des séminaristes et des prêtres qui est d’être tellement bien imbibés de cette Parole malgré nous et à travers nos attitudes. A ce sujet, je citerai un très beau discours du cardinal Lustiger adressé aux séminaristes du Burundi qui avaient vécu des massacres : " Lisez les Ecritures, apprenez-les par cœur. Que ce soit votre nourriture chaque jour. Ce n’est plus vous qui interpréterez l’Évangile mais c’est l’Évangile qui parlera par vos lèvres . "
Père Frédéric Louzeau, Président de la Faculté Notre-Dame





Vendredi 26 avril à 18h45, en l’&eacut...
Retour en photos…
À l’occasion du jubilé des 850 ans ...



30 JUIN 2012 :