La Maison Saint Augustin
Père Jacques de Longeaux, supérieur
La Maison Saint-Augustin (MSA) est une année de fondation spirituelle du diocèse de Paris, année de discernement et de formation en vue du ministère de prêtre diocésain. Elle précède l’entrée au Séminaire. Depuis la fondation par le cardinal Lustiger en septembre 1984, près de cinq cent jeunes ont vécu cette année. Un bon nombre d’entre eux sont aujourd’hui prêtres à Paris ou dans d’autres diocèses.

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A qui s’adresse la Maison Saint-Augustin ?
Père Jacques de Longeaux : À des jeunes hommes qui ont déjà effectué un premier discernement en vue d’une formation au ministère de prêtre diocésain. L’objectif étant une fondation spirituelle de la vocation à travers laquelle le discernement se poursuit, ceux qui y entrent doivent être prêts à un engagement total. Il n’est pas possible par exemple de poursuivre des études en parallèle.
Comment y entre-t-on ?
Père Jacques de Longeaux : Cela s’inscrit dans un cheminement. Quand quelqu’un se pose la question d’une possible vocation sacerdotale, il doit d’abord en parler à un prêtre pour être accompagné dans un premier discernement. Puis vient le moment où il s’adresse au Service diocésain des vocations qui, ensuite, nous transmet sa candidature. Je le reçois alors au cours d’un entretien, à la suite duquel chacun d’entre nous prend une décision. Par ailleurs, la Maison Saint-Augustin accueille chaque année des jeunes hommes envoyés par des diocèses qui ne disposent pas eux-mêmes d’une année de fondation spirituelle.
L’adaptation à la vie au sein de la « MSA » est-elle difficile ?
Père Jacques de Longeaux : Les cas de figure sont très divers : nous accueillons des personnes d’horizons, d’expériences et d’âges très différents. Bien sûr, habiter en communauté, s’habituer à des horaires et à un rythme nouveau, cela nécessite une adaptation. Mais disons-le : la vie n’est pas très difficile à la Maison Saint-Augustin.

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L’objectif est-il que tous les « augustiniens » deviennent prêtres ?
Père Jacques de Longeaux : L’objectif est que chacun puisse découvrir et connaître sa vocation, quelle qu’elle soit. Cela suppose de proposer autant que possible des conditions favorables pour un discernement. La plupart des « augustiniens » entrent ensuite au séminaire mais, chaque année, certains découvrent que leur vocation se trouve ailleurs.
La « fondation spirituelle » proposée est-elle une réponse au contexte sécularisé de notre époque ?
Père Jacques de Longeaux : Cela vient certainement répondre à un besoin et à une aspiration. Les jeunes qui s’engagent sur le chemin de la prêtrise savent que c’est une voie très belle mais que le contexte actuel peut la rendre difficile. L’année de la Maison Saint-Augustin n’est pas encore une année d’études – même s’il y a des cours –, ni de formation pastorale. Il s’agit d’abord d’apprendre à se laisser former par le Christ : toute vie de prêtre suppose une relation personnelle avec Lui. C’est ce « centre » qui se met en place tout au long de l’année passée ici.
Propos recueillis par Pierre-Louis Lensel
Texte paru dans l’hebdomadaire Paris Notre-Dame du 3 novembre 2011.
Avec l’aimable autorisation de
Paris Notre-Dame
Dans cette perspective, le contenu de l’année se déploie autour de cinq axes principaux :
1. Le contact assidu avec la Parole de Dieu, écrite et transmise, notamment dans l’oraison et à travers la lecture intégrale de la Bible.

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2. La prière personnelle accompagnée par la direction spirituelle : après Pâques, la retraite de trente jours des Exercices spirituels de saint Ignace est vécue dans différents centres spirituels jésuites.
3. La liturgie : la messe quotidienne, l’Office divin, la célébration des mystères du Christ au long d’une année liturgique. Les dimanches et les solennités sont célébrés en communauté à la MSA.
4. La présence auprès des personnes malades ou handicapées : chaque jeudi après-midi est consacré à la visite des malades dans le cadre d’une aumônerie d’hôpital. Au retour des vacances de Noël, chacun est envoyé pendant un mois partager la vie d’une communauté de l’Arche, ou bien auprès des personnes de la rue, ou encore des personnes en fin de vie.
5. La vie communautaire : un aspect essentiel de l’année qui permet d’éprouver, dans la vie quotidienne avec des frères, la vérité du chemin spirituel.
Une journée type d’un « augustinien »
- 7h30 : laudes
- 7h50 : petit-déjeuner
- 8h30 : cours
- 9h45 : temps personnel
- 12h : messe
- 12h45 : déjeuner
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- 14h15 : sport
- 17h : temps personnel et de service communautaire
- 19h : vêpres
- 19h30 : dîner
- 20h45 : réunion de communauté
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