En entrant au Séminaire, chaque séminariste est invité par
l’Esprit à grandir en liberté.
Cela veut dire qu’il est invité à choisir car l’homme debout est celui qui choisit. Et l’homme libre est celui qui choisit ce qui est le mieux pour lui. Cet apprentissage ne se fait pas du jour au lendemain, il passe par le lent creuset de l’obéissance. C'est-à-dire par l’entrée progressive dans les vues de Dieu.
Est libre celui qui choisit ce que Dieu veut. Comme aimait à le répéter le Cardinal Lustiger : "Notre force, c’est de faire la volonté du Christ". Cela ne s’apprend pas par une obéissance servile mais par une découverte de la volonté de Dieu, puis par un choix de ce désir divin et une mise en œuvre autonome. Je dis bien autonome et non indépendante. Car la personne qui aime est autonome et capable du bien. Evidement cela nécessite de comprendre que nos actes éclairent notre conscience. On apprend donc à reconnaître la lumière d’un acte juste et bon et la ténèbre d’un acte injuste et mauvais. L’accompagnement spirituel est à cet égard indispensable.
Le temps du Séminaire est un temps ou l’on apprend à mourir à ce qui n’est pas voulu par Dieu et qui mène à la mort. C’est un temps ou l’on apprend à entrer dans la joie d’un don de soi libre. On apprend à reconnaître le mouvement divin et à y correspondre. Pourquoi ? Parce que ce mouvement est un lieu de paix ! L’Esprit Saint devient le grand ami du séminariste quand Il lui permet de réaliser cela dans sa vie.
Père Antoine d’Augustin, responsable de maison
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