Comment votre vocation est-elle née ?
A quel âge vous êtes-vous senti appelé ?
En CE1, j’ai, paraît-il, confié mon désir de devenir prêtre. Ce désir m’est revenu sous la forme d’un appel en classe de 5ème, à un moment où je commençais à prier seul. Impressionné, j’ai prononcé mon premier "oui" à Dieu tout en lui demandant de me laisser du temps… J’ai ensuite traversé une longue période où je cherchais désespérément mon bonheur ailleurs que dans la prière, avec les copains, dans la lecture, la musique… Ce n’est qu’au lycée, grâce à la Fraternité Don Bosco, que j’ai peu à peu retrouvé la joie de vivre et le goût pour la prière. Un jour, lors d’une marche spirituelle, notre aumônier nous avait proposé de nous consacrer à Dieu par la Vierge Marie. Au moment de le faire, j’ai reculé, pensant que Dieu me demanderait de sacrifier ma vie. Intérieurement, j’ai lutté jusqu’au moment où j’ai pu réaffirmer ma confiance en ce Dieu qu’on m’avait toujours dit plein d’amour. Quelques mois plus tard, ce pas me permit de redire "oui" lorsque j’entendis à nouveau l’appel au sacerdoce.
Malgré ces appels répétés, vous entrez au séminaire beaucoup plus tard ?
J’ai mis du temps à trouver mon chemin. Je savais que je voulais être prêtre mais j’hésitais entre contemplation et mission… Au bout de quatre ans d’études en sciences, puis en langues étrangères, j’ai eu la joie de découvrir l’Institut Notre-Dame de Vie. Mais après discernement, j’ai perçu que là n’était pas mon appel. Ensuite, cédant aux instances d’un ami, je me suis joint à une prière de louange de la Communauté de l’Emmanuel. En découvrant cette façon de prier qui me décentrait et me conduisait à confesser tout ce que je devais à Dieu, mes a priori sont tombés. Un an plus tard, je suis entré dans la Communauté. Puis, j’ai fait une année de discernement à Namur avant d’intégrer le séminaire de Paris.
© D.R.
Comment le séminaire vous a-t-il aidé à répondre à l’appel de Dieu ?
J’ai notamment découvert la cohérence infinie de ce que l’Eglise enseigne. Bien sûr, tout n’est pas simple. La Bible, par exemple, offre certaines difficultés mais je les perçois maintenant comme autant d’invitations à ne jamais me satisfaire des réponses déjà élaborées et à pousser plus loin.
Ensuite, j’ai eu plaisir à vivre différents services, que ce soit au contact des pauvres et des étudiants au Brésil, lors de mes deux années de Coopération, des collégiens-lycéens à l’aumônerie d’Henri IV ou des jeunes de Macadam Café, à la Trinité, avec qui nous allons à la rencontre des personnes SDF. Ces rencontres m’ont fait grandir. Ces années de formation m’ont aussi permis d’endosser, à mon humble mesure, la croix ! Il n’a pas toujours été facile de me "laisser faire", de répondre positivement aux attentes de Dieu ou de mes supérieurs. Ça a parfois raboté ! J’ai lutté, de peur de perdre quelque chose, mais Dieu m’a désarçonné en me faisant comprendre qu’il me laissait totalement libre et que, quel que soit mon choix, il me conduirait au bonheur. Touché, je me suis alors re-décidé pour le sacerdoce.
De Sylvain Sismondi, avec l'aimable autorisation de Paris Notre Dame - Pour vous abonner à Paris Notre Dame
REPÈRES
Naissance : le 16 avril 1974 à Nantes.
Ordination diaconale : le 10 septembre 2006 à Ste-Clotilde (7ème).
Phrase d'ordination : "Heureux les invités au repas du Seigneur. Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde" (Missel romain).
1ère messe : le dimanche 24 juin à 11h, à la Ste-Trinité (9ème).
|
Louis-Pierre Dupont : "Je savais que je ne pourrais pas êtr… |
Vincent Van Bao Maï : d’Hanoi à Paris...… |
|---|

Twitter
Myspace
Facebook
