mavocation.org album photosAlbum photo : retrouvez les photos des grands événements vocationnels des diocèses de Paris et Nanterre. podcastPodcast : téléchargez les podcasts de mavocation.org Questions-réponsesToutes vos questions : une centaine de questions-réponses à propos de la vocation et de la vie spirituelle Tous les contactsTous les contacts : pour écrire au Services Des Vocations de votre diocèse

Recherche par mot-clé

Auteur
Collection
Type de média
Vocation

En ce moment dans vos paroisses :

Accueil Devenir prêtre Pour Paris Visages Geoffroy de Talhouët : "Le bonheur ne dépend pas des dons et des qualités reçues "

Visages

Close

Open

Ils ont été ordonnés en 2010... en 2009... en 2008... en 2007... en 2006
smaller text tool iconmedium text tool iconlarger text tool icon

Geoffroy de Talhouët : "Le bonheur ne dépend pas des dons et des qualités reçues "

 

Le Père Geoffory de Talhouët
© esprit-photo.com
Je suis le troisième d’une famille catholique pratiquante de quatre enfants. Nous avons vécu à Paris, dans le 15ème arrondissement. Après mon bac en 1992, j’ai étudié le droit puis ai exercé la profession d’avocat pendant un an et demi avant d'entrer au séminaire. Ce parcours pourrait laisser croire que je suis le genre de type dont on se dit : "Il a renoncé à une brillante carrière pour devenir prêtre, c’est magnifique !" Ce n’est absolument pas le cas.

Tout avait l’air de réussir

Je ne me suis jamais investi dans les études, persuadé que je finirai toujours par m’en sortir. Adolescent, je me suis scandalisé d’obtenir tout sans travailler alors que d’autres échouaient et étaient beaucoup plus méritants. C’est ce qui m’a fait perdre la foi, vers 15 ans. Pourquoi certains souffraient quand moi je ne vivais pas d’épreuves ? J’ai progressivement arrêté toute pratique, volontairement. Cette période a duré jusque vers la fin de mes études de droit. Au cours de ces années, j’ai passé mon temps à sortir et à voir d’autres jeunes qui, comme moi, ne faisaient rien sinon détruire leur vie.
En moi, une tension entre le désir de bonheur que je ne trouvais pas dans cette vie hédoniste et l’image que je renvoyais du type à qui tout avait l’air de réussir devenait insupportable. Je pris conscience – c’était en maîtrise – que la joie et le bonheur ne dépendaient pas des dons, des qualités reçues, des facilités. Je voyais des gens comme mes parents qui vivaient des épreuves – par exemple leur fils ! – et gardaient malgré tout la joie. Je les avais toujours vus confier au Seigneur notre famille, les joies, les épreuves, leurs décisions. Ils avaient quelque chose que je n’avais pas. Cette année-là, ce fut une évidence : ce bonheur que je cherchais et voulais faire partager, je le trouverais en étant prêtre. Cette évidence, depuis, ne m’a jamais quitté.

Geoffroy de Talhouët (à droite sur la photo)
© D.R.
Un chemin de conversion

L’appel du Seigneur "planté" en moi ne résolvait pas tout. Il fallait désormais transformer ma vie. Elle manifestait l’inverse de ma conversion intérieure. Quatre années et le temps du séminaire furent nécessaires pour accorder les deux. Après l’appel, je me dis : "Je vais attendre la fin de mes études pour changer." Je ne retournais pas à l’église. Bien sûr, ce décalage n’allait pas sans souffrances. Deux ans après avoir eu cette évidence de ma vocation, des circonstances me poussèrent à renouer avec un cousin moine. En décembre 1998, je partis pour cinq jours de retraite au monastère. Je me décidai par la suite à être accompagné par un prêtre, régulièrement jusqu’à mon entrée au séminaire en 2000. Ma vie, petit à petit, devint plus conforme à ce à quoi j’aspirais. Je reprenais une vie ecclésiale et sacramentelle. Je suis heureux que le séminaire ait été si long. Il a fallu que j’apprenne à m’y investir. Intellectuellement d’abord. Au début, je pensai : "Je suis là pour être prêtre, pas pour faire des études !" Au cours du 2e cycle, je réalisai que toutes mes capacités devaient être mises au service du Christ. De même, la vie communautaire a été riche d’enseignements. Pour moi, elle se passait bien alors que pour d’autres, elle était source de difficultés. Je compris en fait que si je ne connaissais pas ces difficultés, c’était parce que les autres m’indifféraient, d’une certaine manière. J’ai appris, là aussi, à m’engager à leur service, à attendre quelque chose d’eux - donc à souffrir - et à chercher les occasions d’avancer ensemble à la suite du Christ. Ce fut un chemin de conversion.

De Louise d'Orglandes, avec l'aimable autorisation de Paris Notre Dame - Pour vous abonner à Paris Notre Dame

 

REPÈRES

Naissance : le 10 juin 1974.

Ordination diaconale : le 10 septembre 2007.

Phrase d'ordination : "Ma vie nul ne la prend, c’est moi qui la donne" (Jn 10, 1-21).

1ère messe : le dimanche 24 juin, à Ste-Clotilde (7ème).

 

Accès rapide à
toutes les infos de :



seminaire

Je souhaite aider à financer la formation des futurs prêtres d’Ile-de-France, par un don à l’Oeuvre des Vocations, d’un montant de :
 euros     En savoir plus…
Je souhaite faire un legs ou une donation