Plusieurs prêtres d'Ile de France nous donnent leur témoignage.
« On se fait souvent une fausse idée des études au séminaire. Tous ceux qui ont fait des études supérieures savent comment on étudie un sujet : on le cerne, on apprend à le dominer et on apprend un certain nombre de manières de faire etc. C’est un sujet qui est extérieur à nous-mêmes, et à partir d’un certain moment on acquiert une compétence sur lui. Quand on fait de la théologie, c’est tout à fait différent. Le sujet n’est pas totalement extérieur à nous-mêmes, il est aussi intérieur à nous-mêmes. Nous sommes à la fois "celui qui étudie" et "celui qui est touché par le sujet qu’il étudie". Par exemple, réfléchir à la question du salut, c’est découvrir à une profondeur qu’on n’avait pas soupçonné que nous sommes d’abord sauvés par le Christ et que c’est cela qui nous permet d’avancer. Cela bouleverse la vie spirituelle et donne envie d’étudier davantage !
Quand on rentre au séminaire à 30 ans, se remettre sur des bancs d’école, cela peut être très pesant… refaire des dossiers, des examens, des oraux etc., cela ne me passionnait pas beaucoup. Et en même temps, j’avais une grande soif de connaissance, de rentrer dans la connaissance du mystère. Souvent, quand on parle de "mystère", cela veut dire : "circulez, il n’y a rien à voir, rideau !" Au contraire, le mystère c’est quelque chose qui nous est donné à contempler, et surtout à vivre. A travers les études, on entre dans ce mystère de notre humanité, le mystère du mal, de la souffrance, le mystère de Dieu lui-même et nos études nous aident à vivre spirituellement aussi. »
Extraits du fichier audio
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Le diacre : donné au service de Dieu… |
Etudier l’Ecriture Sainte au Séminaire : la Parole éclai… |
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