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Vocation : renoncement ou consentement? |
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La vocation est-elle un sacrifice ?
Répondre à l’appel de Dieu n’est pas un "sacrifice" qui détruit en nous ce qui désire s’accomplir et vivre. Dieu n’est pas un voleur qui cherche à dérober quelque chose de ma vie. Dieu donne la vie, la vocation qu’il m’offre ne me fait rien perdre. Elle est un appel à être, à être davantage, non pas davantage que les autres, mais davantage que ce que nous étions jusque-là. Le mouvement de personnalisation, d’épanouissement de ma vie n’est pas « cassé » par la rencontre de Dieu. Qui est Dieu ? Celui qui tire la vie du néant, qui appelle à l’existence ce qui n’existait pas. " Dieu n’est pas le concurrent de notre vie, mais le garant de notre grandeur" (Cardinal Ratzinger, Jubilé des catéchistes, 2000). Avec lui, c’est notre humanité qui s’épanouit bien au-delà de ce que nous pourrions imaginer. C’est vrai que toute croissance comporte des choix et des renoncements. Choisir telle forme de vie, c’est en laisser d’autres. Si le désir de lui consacrer notre vie en y mettant le prix nous met dans la joie et que l’Eglise confirme cela, alors c’est qu’il nous appelle. P. Jean-Marc Furnon, jésuite |