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Page 2 sur 4 Suivre le Christ «Vous aussi ?» La question du Christ enjambe les siècles et parvient jusqu'à nous, elle nous interpelle personnellement et sollicite une décision. Quelle est notre réponse ? Chers jeunes, si nous sommes ici aujourd'hui, c'est parce que nous nous reconnaissons dans l'affirmation de l'Apôtre Pierre : «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle» (Jn 6, 68). Des paroles, il en résonne beaucoup autour de vous, mais seul le Christ a des paroles qui résistent à l'usure du temps et qui demeurent pour l'éternité. La période actuelle de votre vie vous impose des choix décisifs : la spécialisation dans les études, l'orientation dans le travail, l'engagement même à assumer dans la société et dans l'Église. Il est important de se rendre compte que, parmi les nombreuses questions qui se présentent à votre esprit, celles qui sont décisives ne concernent pas le «quoi». La question de fond est «qui» : vers «qui» aller, «qui» suivre, «à qui» confier sa vie.
Vous pensez à votre choix affectif, et j'imagine que vous êtes bien d’accord : ce qui compte vraiment dans la vie c'est la personne avec laquelle on décide de la partager. Mais attention ! Toute personne humaine est inévitablement limitée : même dans le mariage le plus réussi, on ne peut pas ne pas prendre en compte une certaine dose de déception. Eh bien, chers amis, n'y a-t-il pas en cela la confirmation de ce que nous avons entendu de l'Apôtre Pierre ? Tout être humain en vient tôt ou tard à s'écrier avec lui : «Vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle». Seul Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu et le Fils de Marie, le Verbe éternel du Père né il y a deux mille ans à Bethléem de Juda, est en mesure de satisfaire les aspirations les plus profondes du cœur humain. Dans la question de Pierre : «Vers qui pourrions-nous aller ?», il y a déjà la réponse concernant le chemin à parcourir. C'est le chemin qui conduit au Christ. Et le divin Maître peut être rejoint personnellement : en effet, il est présent sur l'autel dans la réalité de son corps et de son sang. Dans le sacrifice eucharistique, nous pouvons entrer en contact, de façon mystérieuse mais réelle, avec sa personne, puisant à la source inépuisable de sa vie de Ressuscité.
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