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Page 3 sur 4 L'eucharistie au centre de nos vies Telle est la merveilleuse vérité, chers amis : le Verbe, qui s'est fait chair il y a deux mille ans, est présent aujourd'hui dans l'Eucharistie. C’est pourquoi l'année du grand Jubilé, au cours de laquelle nous célébrons le mystère de l'Incarnation, ne pouvait pas ne pas être aussi une année «intensément eucharistique» (cf. Lettre apostolique Tertio millennio adveniente, n. 55). L'Eucharistie est le sacrement de la présence du Christ qui se donne à nous parce qu'il nous aime. Il aime chacun de nous de façon personnelle et unique dans la vie concrète de chaque jour : dans la famille, parmi les amis, dans les études et au travail, dans le repos et dans les distractions. Il nous aime quand il remplit de fraîcheur les journées de notre existence et aussi quand, à l'heure de la souffrance, il permet que l'épreuve s'abatte sur nous : en effet, même à travers les épreuves les plus dures, il nous fait entendre sa voix.
Oui, chers amis, le Christ nous aime et il nous aime toujours ! Il nous aime même lorsque nous le décevons, quand nous ne correspondons pas à ses attentes à notre égard. Il ne nous ferme jamais les bras de sa miséricorde. Comment ne pas être reconnaissant envers ce Dieu qui nous a rachetés en allant jusqu'à la folie de la Croix ? Envers ce Dieu qui s'est mis de notre côté et qui y est demeuré jusqu'au bout ? Célébrer l'Eucharistie «en mangeant sa chair et en buvant son sang» signifie accepter la logique de la croix et du service. Cela signifie donc témoigner de sa propre disponibilité à se sacrifier pour les autres, comme il l'a fait lui-même. Notre société a un immense besoin de ce témoignage, les jeunes en ont besoin plus que jamais, eux qui sont souvent tentés par les mirages d'une vie facile et confortable, par la drogue et l'hédonisme, pour se trouver ensuite dans la spirale du désespoir, du non-sens, de la violence. Il est urgent de changer de route en direction du Christ, qui est aussi la direction de la justice, de la solidarité, de l'engagement pour une société et un avenir dignes de l'homme. Telle est notre Eucharistie, telle est la réponse que le Christ attend de nous, de vous, les jeunes, en conclusion de votre Jubilé. Jésus n'aime pas les demi-mesures, et il n'hésite pas à nous bousculer avec sa question : «Voulez-vous partir, vous aussi ?» Avec Pierre, devant le Christ, Pain de vie, nous aussi, aujourd'hui, nous voulons redire : «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle» (Jn 6, 68).
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