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Page 1 sur 2 " Le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme ", c’est la première phrase du premier chapitre du Catéchisme de l’Eglise catholique (C.E.C n. 27). Et pour nous, c’est une grande espérance !
Un peu plus loin est cité le célèbre texte du début des Confessions de saint Augustin (n. 30) : "Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi." Il y a des difficultés pour trouver ce que l’on cherche. La première, c’est l’épreuve de la souffrance qui entraîne souvent une révolte profonde, un refus de Dieu et de toute Révélation de l’amour et de la miséricorde. Les critiques de notre foi, parfois méprisée, ridiculisée, et notre difficulté à nous situer dans cette ambiance. Que répondre à toutes ces objections et comment, sur quel ton ? Une autre blessure vient de l’indifférence généralisée, et de l’atmosphère matérialiste : la publicité, l’ambiance qui pousse à consommer du plaisir, à chercher des sensations fortes… Et puis, il y a le relativisme ; beaucoup pensent qu’il n’y a pas de vérité objective : "A chacun sa vérité." Parfois encore, on se trompe de chemin dans sa recherche. Saint Augustin, par exemple, explique : "Je Te cherchais dehors, et tu étais dedans !" Enfin, il y a cette attitude de peur de l’homme qui se cache devant Dieu, qui n’a pas du tout envie d’entendre sa voix, et qui fuit devant son appel (voyez Genèse 3, 8-10 et Jonas 1, 3).
 © esprit-photo.com Je me rappelle la réflexion d’un jeune qui me décrivait l’ambiance, difficile pour un chrétien, dans laquelle il vivait dans le monde étudiant. Et il a conclu : "Moi, dès le début, quand j’ai vu ce que c’était, je me suis dit : Ils ne m’auront pas." C’est donc un vrai combat, à chaque génération, et chaque jeune doit le mener. Cela touche autant nos comportements que nos manières de penser. Sortir de chez soi ou de ses certitudes parfois toutes faites, et tenir son intelligence en éveil. Voir et changer, convertir son regard. Comme dit Charles Péguy, "Il faut toujours dire ce que l’on voit. Et surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit." "Tu fais comme tu le sens" est une maxime qui valorise la spontanéité, mais elle a ses risques. Ce que je ressens intérieurement ou ce que je désire maintenant, est-ce un bien pour moi, pour ceux qui m’entourent, pour l’avenir ? Il faut y réfléchir, demander conseil… Les Mages peuvent nous aider à évangéliser en nous le désir et la liberté. C’est un enjeu majeur dans notre culture, aujourd’hui. Quand des désirs montent en nous, quand des appels nous viennent de l’extérieur pour rechercher la vérité, pour donner sa vie…, à nous de savoir les accueillir, y porter un regard critique.[...] Devenez des "écoutants". Dites comme l’enfant Samuel : "Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute" (1 Samuel 3, 9). Faites la même demande que le tout jeune roi Salomon : "Donne-moi un cœur qui écoute" (1 Rois 3, 9). Avoir le cœur, l’intelligence, les oreilles, les yeux ouverts pour mieux comprendre la vérité de mon être : qui je suis, ce que je dois faire, où je dois aller, ce que le Seigneur attend de moi… Combien de fois ai-je entendu des gens à qui l’on parlait lors d’une épreuve… et qui disaient : "Mais pourquoi ne m’a-t-on pas dit cela plus tôt ?". Jean-Paul II a pris plusieurs années pour expliquer toute la richesse de la Révélation chrétienne sur le corps. Mais qui écoute ?
Et aussi, travaillez ! Regardez le temps et l’énergie que vous donnez pour vos études. La rencontre du Seigneur, la qualité du témoignage que vous avez à rendre, mérite aussi que l’on travaille. "Tous les hommes sont tenus de chercher la vérité", dit le Concile Vatican II (D.H. 1, cf. CEC 2104). Je rends grâce à Dieu "pour le travail de votre foi" dit saint Paul, heureux de l’ardeur des Thessaloniciens (1 Thes 1, 3). Dans ce travail, la raison et la foi marchent ensemble. Ce sont nos "deux ailes" , dit Jean-Paul II. Comment faire pour répondre aux objections, aux critiques que vous entendez ? Nous ne croyons pas pour des raisons, mais nous avons nos raisons de croire. Et nous devons les expliquer. Jean-Paul II, aux J.M.J. de l’an 2000, avait dit : "Faites des laboratoires de la foi". Que nous dira Benoît XVI ? Saint Pierre, dont ils sont tous deux successeurs, écrivait aux chrétiens : "Soyez toujours prêts à rendre raison de l’espérance qui est en vous" (1 P 3, 15)
(Catéchèse du mercredi 17 août - extraits)
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