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"Bienvenue au pays des chercheurs de Dieu!" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Mgr André VINGT-TROIS - Extraits des catéchèses données aux JMJ de Cologne   
Sommaire de l'article
Désirer connaître Dieu
L’hommage de nos vies
[...]Revenons à nos mages. Que font-ils une fois prosternés ? Ils lui rendent hommage. Ils l’adorent. en quoi consiste cette adoration ou cet hommage ? Il y a d’abord un regard d’admiration, ils contemplent et se réjouissent de ce qu’ils voient. Il y a aussi un acte d’offrande. Ils lui donnent les présents qu’ils ont apportés : de l’or, de l’encens et de la myrrhe, symboles de leurs richesses. Quel hommage pouvons-nous apporter aujourd’hui ? L’hommage de ces jours que nous consacrons à la vie dans le Christ, l’hommage de ce que nous faisons de bien dans notre vie, de nos talents, de notre travail. L’hommage même de notre faiblesse, car nous n’avons pas tous de l’or, de l’encens ou de la myrrhe à présenter. Mais le peu que nous avons, nous pouvons l’offrir et ce peu, c’est nous-mêmes. Aujourd’hui, Jésus de Nazareth, petit enfant, méconnu des hommes, nous voulons te faire l’hommage de chacune de nos vies. Bienvenu au pays des adorateurs !

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[...]Comment le don qu’il fait de lui-même de Bethléem à Jérusalem va-t-il atteindre l’humanité entière et ne pas rester un événement confidentiel, connu des quelques milliers de personnes qui en eu une expérience directe ? ce sera la mission de l’Église qu’il a fondée et qu’il envoie en mission pour porter la Bonne Nouvelle à toutes les nations, à travers l’espace et le temps.

[...]Comment Pierre et les autres disciples vont-ils acquérir la certitude que leur mission vient bien du Christ et donc de Dieu ? Comment vont-ils oser affronter l’empire romain à mains nues, par la seule force de le parole qui leur a été confiée. Comment vont-ils comprendre qu’ils n’ont pas été seulement des spectateurs qui témoignent de ce qu’ils ont vu, mais bien des associés directs à la mission de Jésus sous la puissance de son Esprit ?

Au moment de les quitter, au cours du dernier repas qu’il a pris avec eux, les évangiles, chacun selon sa manière, nous montrent comment Jésus ne se contente pas de les envoyer. Il les rend participants directs de son sacrifice et de sa mission en leur partageant le pain et le vin. « Prenez et mangez en tous, ceci est mon corps livré pour vous. » « Prenez et buvez en tous, ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. »

En leur donnant son corps à manger et son sang à boire il les fait réellement communier au sacrifice qui sera consommé le lendemain. Et il leur donne la capacité de faire entrer les hommes dans cette alliance nouvelle. Le sacrement de l’Eucharistie, institué par Jésus, est la possibilité donnée à toutes les générations de communier à son sacrifice et donc d’être réconciliées en son sang. Mais pour que cette participation au sacrifice du salut soit effective et efficace, il ne suffit pas de raconter le récit de la dernière Cène. Il ne suffit pas de faire mémoire des événements et de s’y associer par le souvenir ou l’évocation, il faut que cette communion soit authentique. Il faut que ce pain que nous mangeons et cette coupe à laquelle nous buvons soient réellement le corps et le sang du Christ. Il faut qu’il y soit réellement présent.

C’est donc la mission première du ministère apostolique, reçu par le don de l’Esprit aux Apôtres le jour de la Pentecôte et transmis par l’imposition de leurs mains aux hommes qu’ils ont choisis, d’être le garant de cette présence réelle du Christ à son Église. Sans ce ministère apostolique, aujourd’hui le ministère des évêques et des prêtres, il n’y a pas d’Eucharistie possible. Il n’y a pas de garantie de la communion au Christ ressuscité. Il n’y a d’ailleurs pas non plus aucun autre sacrement ; ni le baptême, ni la Réconciliation qui le renouvelle, ni la Confirmation qui l’accomplit, ni le Mariage, ni le Sacrement des malades.

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Quand vos évêques et vos prêtres appellent de jeunes hommes à s’interroger gravement pour savoir s’ils sont appelés à ce ministère peut-être avez-vous tendance à vous demander s’ils n’exagèrent pas un peu et si c’est bien indispensable. Mais, si, dans nos pays, l’urgence de répondre à cet appel est moins ressentie, on peut aussi se demander si ce n’est pas le reflet d’une vie chrétienne qui fait peu d’usage des sacrements. Si vous vous confessez rarement, si vous n’allez à la Messe que très épisodiquement, avez-vous donc tellement besoin de prêtres pour vous réconcilier et pour vous donner la communion ? Or, c’est toute notre Église qui est sacrement, signe et présence de Dieu à la vie des hommes. Bienvenue au pays de la vie sacramentelle !

(Catéchèse du jeudi 18 août - extraits)



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