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Page 1 sur 3 Chers jeunes ! Chers amis et chères amies !
"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres […] puis viens, suis-moi" (Mt 19, 21).
[…]Aujourd’hui, je désire réfléchir avec vous sur le texte de saint Matthieu (cf. 19, 16-22), que nous venons d’écouter.
Chers jeunes !
Chers amis et chères amies !
"Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres […] puis viens, suis-moi" (Mt 19, 21).
[…]Aujourd’hui, je désire réfléchir avec vous sur le texte de saint Matthieu (cf. 19, 16-22), que nous venons d’écouter. Il parle d’un jeune, qui courut à la rencontre de Jésus. Son impatience mérite d’être soulignée. Dans ce jeune, je vous vois tous, jeunes du Brésil et de l’Amérique latine. Vous êtes accourus des diverses régions de ce continent pour notre rencontre. Vous voulez écouter, de la voix du Pape, les paroles de Jésus lui-même.
Vous avez une question cruciale, rapportée dans l’Evangile, à lui soumettre. C’est la même que celle du jeune qui courut à la rencontre de Jésus : Que devons-nous faire pour obtenir la vie éternelle ? Je voudrais approfondir cette question avec vous. Il s’agit de la vie. La vie qui, en vous, est exubérante et belle. Que faire de celle-ci ? Comment la vivre pleinement ?
 © D.R.
Nous comprenons immédiatement, dans la formulation de la question elle-même, que le "ici" et le "maintenant" ne sont pas suffisants ; autrement dit, nous ne réussissons pas à limiter notre vie dans l’espace et dans le temps, pour autant que nous prétendions élargir ses horizons. La vie les transcende. En d’autres termes : nous voulons vivre et non mourir. Nous sentons que quelque chose nous révèle que la vie est éternelle et qu’il est nécessaire de s’engager pour que cela ait lieu. Bref, celle-ci est entre nos mains et dépend, d’une certaine manière, de notre décision.
La question de l’Evangile ne concerne pas seulement l’avenir. Elle ne concerne pas seulement ce qui adviendra après la mort. Au contraire, il existe un engagement dans le présent, ici et maintenant, qui doit garantir l’authenticité et par conséquent l’avenir. En un mot, cette demande remet en question le sens de la vie. C’est pourquoi elle peut être formulée ainsi : que dois-je faire afin que ma vie ait un sens ? C’est-à-dire : comment dois-je vivre pour saisir pleinement les fruits de la vie ? Ou encore : que dois-je faire pour que ma vie ne soit pas inutile ?
Jésus est le seul qui puisse nous donner une réponse, parce qu’il est le seul qui puisse nous garantir la vie éternelle. C’est pourquoi, c’est également le seul qui parvienne à montrer le sens de la vie présente et à lui donner la plénitude de son contenu.
Mais avant de donner sa réponse, Jésus remet en question la demande du jeune sous un aspect extrêmement important : pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Dans cette question se trouve la clé de la réponse. Ce jeune perçoit que Jésus est bon et qu’il est un maître. Un maître qui ne trompe pas. Nous sommes ici parce que nous avons cette même conviction : Jésus est bon. Il se peut que nous ne sachions pas expliquer pleinement la raison de cette perception, mais il est certain qu’elle nous rapproche de lui et qu’elle nous ouvre à son enseignement : un maître bon. Celui qui reconnaît le bien veut dire qu’il aime. Et qui aime, selon l’heureuse expression de saint Jean, connaît Dieu (cf. 1 Jn 4, 7). Le jeune de l’Evangile a eu une perception de Dieu en Jésus Christ.
Jésus nous assure que seul Dieu est bon. Etre ouvert à la bonté signifie accueillir Dieu. Ainsi, Il nous invite à voir Dieu en toutes choses et dans tous les événements, même là où la majorité voit seulement une absence de Dieu. En voyant la beauté des créatures et en constatant la beauté présente dans chacune d’elles, il est impossible de ne pas croire en Dieu et de ne pas faire l’expérience de sa présence salvifique et réconfortante. Si nous réussissions à voir tout le bien qui existe dans le monde et, plus encore, à faire l’expérience du bien qui provient de Dieu lui-même, nous ne cesserions jamais de nous approcher de lui, de le louer et de lui rendre grâce. Il nous remplit sans cesse de joie et de biens. Sa joie est notre force.
Mais nous ne possédons que des connaissances partielles. Pour comprendre le bien, nous avons besoin d’aides, que l’Eglise nous offre en de nombreuses occasions, surtout dans la catéchèse. Jésus lui-même montre ce qui est bon pour nous, en nous donnant sa première catéchèse. "Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements" (Mt 19, 17). Il part de la connaissance que le jeune homme a déjà certainement reçu de sa famille et de la synagogue : en effet, il connaît les commandements. Ils conduisent à la vie, ce qui veut dire qu’ils nous garantissent l’authenticité. Ce sont les grands indicateurs qui nous montrent la juste voie. Celui qui observe les commandements est sur le chemin de Dieu.
Il ne suffit pas, toutefois, de les connaître. Le témoignage a plus de valeur que la science, ou plutôt, c’est la science elle-même appliquée. Ils ne sont pas imposés de l’extérieur, ils ne limitent pas notre liberté. Au contraire : ils constituent de vigoureuses stimulations intérieures, qui nous portent à agir dans une certaine direction. A la base de ces commandements se trouvent la grâce et la nature, qui ne nous laissent pas inertes. Nous devons marcher. Nous sommes poussés à faire quelque chose pour nous réaliser. Se réaliser à travers l’action, en réalité, c’est se rendre réels. Nous sommes, en grande partie, à partir de notre jeunesse, ce que nous voulons être. Nous sommes, pour ainsi dire, l’œuvre de nos propres mains.
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