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Par Josselin
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Avant la formation par la vie en communauté au séminaire, j’ai connu la déformation par la vie en communauté dans mon école d’ingénieur. Oh ! Comme j’appréciais de ne pas avoir à obéir à mon réveil, les soirées étant sans fin ; et les cours, pour la plupart, facultatifs !
Autant dire que mes premiers pas dans une maison de séminaire me parurent un véritable bagne : je n’étais plus maître de mon temps !… Moi qui était sorti d’école très sûr de moi, voilà que je découvrais combien mon rythme d’étudiant m’avait laissé fuir bien des réalités de ma personnalité. Douloureuse expérience que celle de la vérité sur soi par une vie communautaire exigeante… Mais quel don !  © Séminaire de Paris
C’est incroyable comme on grandit en liberté par l’acceptation de soi. Il y a certes une phase plus ou moins douloureuse, mais la résurrection qui suit est bien réelle !
Toujours sur le thème de la connaissance et de l’amour juste de soi, je me souviens avoir remercié deux ans de suite, lors du partage-bilan de l’année, mes frères pour leurs pauvretés. Je me suis souvent demandé comment Dieu pouvait appeler au sacerdoce un pauvre type comme moi… Alors quel soulagement de constater que je vivais avec d’autres pauvres types ! Au-delà de l’anecdote, la vie communautaire est vraiment un lieu où l’on apprend à aimer et à être aimé en vérité, seul amour qui nous nourrit et nous libère effectivement.
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