BT2006_1872_E2061835_1.jpg
Vos Questions :
Célibataire “en vue du Royaume”, ça veut dire quoi ?
››› Lire la réponse
 
Contacter le Service des vocations :: Faire un don maintenant :: Rechercher :: Toutes vos questions...
Vous êtes ici : Accueil arrow Discerner ma vocation arrow Gagner en expérience arrow Ce qui les a aidés... arrow "Je n'avais qu'une idée, il en fut tout autrement!"
"Je n'avais qu'une idée, il en fut tout autrement!" Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Marie Dominique Bauchan sfx   

ImageÉlevée dans les Alpes, je n'avais qu'une idée : y retourner après mes études pour faire "quelque chose" dans une école de campagne.

Il en fut tout autrement ! Tandis que j'étais étudiante en lettres à Paris, on fit appel à des jeunes pour faire du catéchisme en banlieue.

Il s'agissait d'une cité en pleine construction : le quartier de l'Étoile, à Bobigny. Les enfants étaient nombreux et le Père était seul. Il nous confia à chacune un groupe de six ou sept enfants. C'était loin, mais nous étions très attachées aux jeunes qui nous emmenaient le soir voir leur famille. Un soir d'hiver, je revenais seule et, en franchissant la passerelle qui surplombait la ville, je fus saisie par toutes ces lumières qui brillaient de tous côtés. Des familles vivaient derrière chacune d'elles. Je "sentis" une voix qui me disait très nettement : "Qui s'occupera d'eux ?" Elle me traversa le cœur car elle résumait en quelque sorte les questions que je me posais sur l'avenir humain et spirituel de tous ces enfants. Le froid gagnait et je me hâtai de rentrer en essayant de chasser cette question de ma tête et de mon cœur, mais je savais qu'elle s'y était plantée et n'en sortirait plus. Pourtant, tout était contraire à ma vision des choses, l'amour de la campagne en particulier, et voilà que la ville devenait le lieu de mon appel, cette ville qui m'avait paru – et qui me paraîtra longtemps encore – artificielle, violente, hostile.

Pendant mes années de formation, j'occupais une chambre donnant sur une verrière. Pas un arbre pour observer les saisons... Dieu peut-il nous conduire en un lieu aussi "contraire" sans nous soutenir de sa fidélité ?

Au gré des changements d'une vie consacrée, je me suis retrouvée dans la même banlieue. Par curiosité, je remontai sur ma passerelle, mais je ne vis qu'un énorme tas de ferraille. Ce n'était plus la ville aux mille lumières qui m'avait tant impressionnée et émue. Pas de voix non plus, mais la certitude d'être là où je devais être. Dieu était fidèle.

Si la ville avait été le lieu de mon appel, elle devint aussi mystérieusement le lieu de ma prière et de mon union à Dieu.

< Article précédent   Article suivant >
Lire aussi...

 
 
 
Lettre d'information :: Contacts :: Liens :: Logo :: Webmestres :: Plan du site ::
Haut de page     
Site réalisé par le Service des Vocations de Paris en lien avec l' Œuvre des Vocations des diocèses de Paris, Créteil, Nanterre et Saint-Denis
Crédits photos et Mentions légales
Ce site participe à la lutte contre les spams