|
La réponse à l’appel du Seigneur fut toujours, pour moi, placée sous le signe de l’Esprit Saint. Sans que je puisse le nommer comme tel, c’est lui qui m’a éveillée pour la première fois, vers l’âge de 8 ans, à l’idée d’une vocation religieuse.
En effet, lors d’un cours de catéchèse, l’histoire de saint Tarcisius, cet adolescent qui a donné sa vie en allant porter la communion à ses frères en prison (1er siècle après J.-C.), m’a profondément touchée. J’ai bien pensé, alors, que seule une force qui le dépassait de toutes parts avait pu lui donner un tel courage. Et cette force ne pouvait être que celle de l’Esprit Saint agissant en lui.
Un peu plus tard, en classe de sixième, j’ai senti qu’il me fallait demander le sacrement de la confirmation. Or, lors de la retraite que nous avons faite deux jours avant le grand jour, une religieuse a témoigné de son engagement à la suite du Christ. Ce fut pour moi, une nouvelle fois, un signe sur mon chemin… Mais le plus extraordinaire dans ce signe, c’est que je l’avais complètement oublié… L’Esprit Saint respecte infiniment notre liberté, jusque-là ! Ce n’est que le jour où j’ai annoncé à mes parents ma vocation religieuse que maman m’a rapporté cet épisode.
Ainsi l’Esprit Saint m’a guidée discrètement, jusque dans la Communauté apostolique Saint-François-Xavier. Et ceci, par la bouche de mes frères vivant au Ciel et sur la Terre.
|