|
Une chose est sûre : quand le Seigneur a appelé ou plutôt quand son appel a retenti dans mon cœur et à mes oreilles, c’était si fort que rien ni personne ne pouvait arrêter cet élan. Comment cela a-t-il été possible ?
Entendre la parole de Dieu dans sa Parole – "Nos cœurs n’étaient-ils pas tout brûlants tandis qu’Il nous parlait en chemin ?" (Lc 24) – m’as mise devant une évidence : le Seigneur nous a aimés, m’a aimée, jusqu’à donner sa vie pour moi. Alors comment, en retour, ne lui donnerais-je pas tout, Lui qui m’a déjà tout donné ? Il n’y a plus d’autre amour qui compte. Mais que cela ne s’entende pas en termes de négation. Je n’ai jamais rejeté l’idée du mariage ou de la maternité, mais ce qui s’imposait à moi était d’un autre ordre : Dieu m’appelait et son amour est capable de combler pleinement un cœur d’homme ou de femme. Cette affirmation a dû passer par une multitude d’épreuves et de purifications qui ne sont pas terminées. Mais il en ressort la joie d’une intimité avec Jésus dont la présence, palpable ou non, est faite de tendresse et d’amour, de confiance totale.  © esprit-photo.com Alors, ai-je une vie de célibataire ? Depuis le début, vous avez bien compris que non. Il s’agit d’un amour "d’épouse". Notre don au Seigneur n’est que réponse à un regard premier, un regard d’amour posé sur nous. Cet amour est-il fécond ? Oui, bien sûr, pas selon la chair mais selon l’Esprit qui fait rejaillir en abondance, malgré nos faiblesses, ses grâces sur les autres. Nous sommes envoyées à tant d’hommes, de femmes, de jeunes, d’enfants et tant viennent à nous pour trouver Jésus. Révéler à chacun qu’il est aimé comme je le suis. N’est-ce pas ce que Jésus a dit : "Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés" ? (Jn 17, 23) Au bout du compte, il ne s’agit que d’amour mais, ô combien, réel et vrai, incarné et loin du rêve sentimental. Que cela ne te fasse pas peur. Jésus est là avec tous ceux qu’il met sur ta route pour t’apprendre à aimer. Car aimer s’apprend. Ouvre ton cœur à la lumière du Christ, là est tout ton bonheur, avec Marie pour Mère.
|