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Sainte Thérèse de Lisieux : comment a-t-elle découvert sa vocation ? |
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Par les Pères de Dinechin et Guilbert
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Page 5 sur 6 La vocation dans l’épreuve de la foi Une vocation limpide ? Par certains côtés, oui : elle ne s’est jamais démentie et Thérèse n’en a jamais douté. Mais sa vocation est aussi un long cheminement que la lourde épreuve de la foi mène à sa perfection. Rappelons qu’elle a alors vingt-deux ans.  © Office Central de Lisieux Il (Jésus) permit que mon âme fût envahie des plus épaisses ténèbres et que la pensée du ciel, si douce pour moi ne soit plus qu’un objet de combat et de tourment... Cette épreuve ne devait pas durer quelques jours, quelques semaines, elle ne devait s’éteindre qu’à l’heure marquée par le Bon Dieu et... cette heure n’est pas encore venue... Je voudrais pouvoir exprimer ce que je sens, mais, hélas, je crois que c’est impossible. Il faut avoir voyagé sous ce tunnel pour en comprendre l’obscurité (...). Je vous parais peut-être exagérer mon épreuve, en effet si vous jugez d’après les sentiments que j’exprime dans les petites poésies que j’ai composées cette année, je dois vous sembler une âme remplie de consolations et pour laquelle le voile de la foi s’est presque déchiré, et cependant... ce n’est plus un voile pour moi, c’est un mur qui s’élève jusqu’aux cieux et couvre le firmament étoilé... Lorsque je chante le bonheur du ciel, l’éternelle possession de Dieu, je n’en ressens aucune joie, car je chante simplement ce que je veux croire. Parfois il est vrai, un tout petit rayon vient illuminer mes ténèbres, alors l’épreuve cesse un instant, mais ensuite le souvenir de ce rayon, au lieu de me causer de la joie, rend mes ténèbres plus épaisses encore.(...) Jamais je n’ai si bien senti combien le Seigneur est doux et miséricordieux, il ne m’a envoyé cette épreuve qu’au moment où j’ai eu la force de la supporter, plus tôt je crois bien qu’elle m’aurait plongée dans le désespoir... Ah ! Que Jésus me pardonne si je lui ai fait de la peine, mais il sait bien que tout en n’ayant pas la jouissance de la Foi, je tâche au moins d’en faire les ouvres. Je crois avoir fait plus d’actes de foi depuis un an que pendant toute ma vie. (MssC 6v°-7r°).
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