« Que veut dire cette voix qui parle en mon cœur ? »

Extrait de l’homélie lors de la messe des étudiants à Notre-Dame de Paris le 15 novembre 2011.

© esprit-photo.com

Chers Amis,

Au cours de votre vie, j’espère qu’il vous est arrivé d’entendre, dans le secret de votre cœur, une voix vous appeler par votre nom. Peut-être était-ce sur une route des Pyrénées ou un chemin de Catalogne, ou en traversant les espaces brûlés de la Castille, ou encore au cours d’une nuit alors que vous essayiez de croire que vous dormiez. Comme le jeune Samuel qui entend le Seigneur l’appeler dans son sommeil, vous avez probablement entendu cet appel à la fois discret et insistant : “Pierre”, “Béatrice”, “Sophie”, “Cyril”, “Timothée”. Vous avez pu croire que vous rêviez et être tenté d’oublier le rêve. Comment peut-on en effet être appelé par quelqu’un qui n’est pas là ? ! Mais une deuxième fois, puis une troisième, la voix revient. Heureux êtes-vous si vous avez pu alors interroger quelqu’un et lui demander : « Que veut dire cette voix qui parle en mon cœur ? Suis-je complètement fou ? Ai-je des hallucinations ? Ou bien est-ce que vraiment quelqu’un m’appelle ? ».

Heureux êtes-vous si vous avez pu trouver un sage vieillard qui ne dormait pas, et qui a pu vous dire que c’était le Seigneur. Ainsi, lorsque cette voix s’est à nouveau fait entendre à votre cœur, vous avez pu répondre comme Samuel : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute » (1 S 3, 10). De quelque façon, toute notre relation avec le Christ repose sur ce dialogue secret entre cette voix qui parle en nous de façon étonnante et à laquelle nous répondons comme nous pouvons. Si nous acceptons de soumettre cette expérience à l’épreuve du dialogue et du discernement, nous comprenons peu à peu que ce n’est pas simplement une voix imaginaire, mais qu’elle est bien réelle.

A cette étape de notre vie avec Dieu, il nous est précieux de trouver autour de nous quelque Jean-Baptiste qui nous invite à prendre un chemin de conversion, même si nous le suivons plus ou moins, tantôt plutôt plus que moins, mais parfois moins que plus ! Dans les premiers pas de notre vie spirituelle, il est bon que nous ayons quelque guide qui nous provoque et nous dit : « u peux vivre autrement. Tu peux chercher davantage. Tu peux mettre en œuvre la Parole du Christ ».

Comme l’a fait Elie pour le jeune Samuel en lui disant : « C’est le Seigneur ! », voici qu’un jour ce Jean-Baptiste tend le doigt (comme vous l’avez certainement vu sur beaucoup de représentations) et dit : « voici l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 36). Ce qui signifie aussi : « Voici le Serviteur de Dieu ». En désignant Jésus, ce Jean-Baptiste nous dévoile l’origine de cette voix qui parle en nous. Il met en lumière le but de notre recherche et de nos questions, de nos interrogations et de notre espérance, et en même temps il nous donne le moyen de comprendre notre trouble et notre faiblesse.


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