Une vocation chrétienne ne se réalise jamais en dehors de l’Eglise. Elle est un don de Dieu pour l’Eglise. C’est ce que met en lumière le Père Nicolas Delafon (texte). Le Père Bernard Pitaud, ancien supérieur du Séminaire d’Issy-les-Moulineaux, explique les deux composantes de l’appel à devenir prêtre :
- appel de l’évêque pour répondre à un besoin de l’Eglise
- appel intérieur de l’Esprit auquel on consent.
On ne vit jamais seul.
Dans l’Église, même l’ermite garde un lien avec des frères. Aussi, un appel de Dieu doit s’insérer dans un milieu humain. Ce n’est pas seulement une contrainte à laquelle il faut se plier mais la condition de l’insertion d’une vocation dans l’histoire.
Appelés pour l’église
Le lieu où un appel de Dieu doit prendre racine, c’est l’Église, car c’est le Christ qui appelle et l’Église est son Corps. Avoir conscience d’être appelé pour la mission de l’Église aide au discernement d’un appel. Un appel ne se perçoit pas seulement dans le coeur-à-coeur avec Dieu. Il se découvre également au coeur de l’Église. Vivre des sacrements et participer à la vie de l’Église va aider à recevoir sa propre mission à l’égard de tous les membres de l’Église.
L’église, Mère
Comme une mère, l’Église accueille ceux que Dieu appelle. Elle les reçoit comme un don de Dieu pour sa mission. Elle les encourage et les enfante à leur vocation. Pour l’appelé, cet accueil est un enrichissement et une nécessité. Il va être la source d’un nouvel appel : l’appel à la réalisation d’un appel dans un milieu humain déterminé, qui va porter cet appel et le faire grandir.
Père Nicolas Delafon, Responsable du Service des Vocations de Paris
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