Ne serais-je pas plus utile ailleurs ?

Réponse de
Geneviève, Oeuvre des Vocations

Vivre dans le silence, à l’écart, alors que nous sommes invités à annoncer l’Évangile, à témoigner de l’amour de Dieu par nos actes de charité, n’est-ce pas contradictoire ? Le silence et la solitude permettent la rencontre intime avec le Seigneur. Heureusement, ils n’empêchent pas une vie communautaire riche ! Car la vie fraternelle constitue l’un des piliers de la vie monastique. La charité s’exerce là, bien concrètement, dans le soutien fraternel, les dons partagés, l’amour mutuel.

Par ailleurs l’accueil des visiteurs ou des retraitants est souvent très important pour ces monastères. Permettre à d’autres une halte spirituelle, un havre de silence et de repos, n’est-ce pas répondre aux besoins les plus profonds des hommes de notre temps ?

Plus encore, la vie monastique nous apprend que la charité ne se limite pas aux actes, aux gestes. Les moines et moniales, en s’offrant pleinement à l’amour de Dieu et en intercédant pour le monde, se font les témoins de cet amour divin brûlant pour chacun de nous.

Prier avec la Parole de Dieu :

« Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. » (Lc 10,38-41)