Père Jean-Philippe Nault, recteur du sanctuaire d'Ars
« Pour expliquer la prière à ses paroissiens, saint Jean-Marie Vianney prend un jour deux morceaux de cire, et il les fait fondre. Et il leur montre que quand on prend deux morceaux de cire et qu’on les fait fondre, cela ne fait qu’une seule tache de cire : on ne peut plus séparer, on ne peut plus voir de quel morceau de cire vient telle ou telle partie de la tache. "Eh bien", dit il, "ainsi en va notre âme avec Dieu quand nous prions. On est tellement unis que l’on ne sait plus ce qui est de Dieu et ce qui est de moi, tellement notre prière nous unit à Dieu."
"La prière" disait-il, "c’est une douce amitié avec Dieu."
Le saint curé avait un naturel anxieux, Dieu sait s’il a traversé des épreuves, Dieu sait s’il a porté des choses difficiles et douloureuses pendant toute sa vie, comme pasteur, comme chrétien, comme chacun d’entre nous. Sa grande consolation, c’était de s’abandonner dans les bras de son Seigneur, de se poser en Dieu.
Est-ce que notre prière est un moment d’amitié avec Dieu, une intimité profonde, un cœur à cœur, où j’écoute le Seigneur, et où je me donne complètement à lui ? »
Extraits du fichier audio
Morceau de catéchisme au bréviaire du St Curé à la date du 4 août :
"Voyez, mes enfants : le trésor d’un chrétien n’est pas sur
la terre, il est dans le ciel. Eh bien ! notre pensée doit aller où est
notre trésor.
L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer. Vous priez,
vous aimez ;
voilà le bonheur de l’homme sur la terre !
La prière n’est autre chose qu’une union avec Dieu. Quand on a le
coeur pur et uni à
Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit.
Dans cette union intime, Dieu et l’âme sont comme des morceaux de cire
fondus ensemble ;
on ne peut plus les séparer. C’est une chose bien belle que cette union
de Dieu avec sa petite créature. C’est un bonheur qu’on ne peut comprendre.
Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis
de lui parler. Notre prière est un encens qu’il reçoit avec un extrême
plaisir.
Mes enfants, vous avez un petit coeur, mais la prière l’élargit et le rend
capable d’aimer Dieu… La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement
du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C’est un miel qui
descend dans l’âme et adoucit tout.
Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le
soleil…
La prière fait passer le temps avec une grande rapidité, et si agréablement,
qu’on ne
s’aperçoit pas de sa durée. Tenez, quand je courais la Bresse, dans le
temps que les pauvres curés étaient presque tous malades, je priais le Bon Dieu
le long du chemin. Je vous assure que le temps ne me durait pas.
On en voit qui se perdent dans la prière comme le poisson dans l’eau, parce
qu’ils
sont tout au bon Dieu. Dans leur coeur, il n’y a pas d’entre-deux.
Oh ! que j’aime ces
âmes généreuses !… Saint François d’Assise et sainte Colette
voyaient Notre Seigneur et lui parlaient comme nous nous parlons. Tandis que
nous, que de fois nous venons à
l’église sans savoir ce que nous venons faire et ce que nous voulons demander !
Et pourtant quand on va chez quelqu’un, on sait bien pourquoi on y va… Il
y en a qui ont l’air de dire au bon Dieu : "Je m’en vais vous
dire deux mots pour me débarrasser de
vous…". Je pense souvent que, lorsque nous venons adorer Notre Seigneur,
nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le lui demandions avec
une foi bien vive et un coeur bien pur."
Ailleurs sur le site… : |
|
|
Prier à la manière de Sainte Thérèse d’Avila… |
La prière : lieu d’apprentissage de l’espérance !… |
|---|

Twitter
Myspace
Facebook






