Charles de Foucauld, frère universel

Il faut le reconnaître : le Bienheureux Charles de Foucauld, dont on vient de célébrer le centenaire de la naissance au Ciel, fait partie des figures de sainteté qui ne sont pas banales. Du jeune officier insouciant et riche à l’ermite solitaire du Sahara, son parcours ne laisse pas indifférent. A l’instar de saint Paul, saint Augustin, le bon larron et tant d’autres dont le chemin de vie n’est pas vraiment très… linéaire !

Charles de Foucauld, frère universel

Au début, tout commence très mal : dans la médiocrité, le refus de toute valeur morale ou l’exaltation d’une liberté personnelle qui devient très vite soumission aux biens de ce monde. Puis, c’est la rencontre avec le Seigneur, Dieu d’amour et de miséricorde, et le choc. L’homme est définitivement retourné et décide de suivre le Christ, de façon finalement aussi excessive que dans sa vie passée.

Bien sûr, la grâce de Dieu travaille ces hommes en profondeur depuis longtemps et il serait certainement injustifié de réduire leur vie à ce moment, cet instant précis où tout a basculé. Mais ils nous rendent la sainteté atteignable et sympathique ! Car si eux, qui ont si mal commencé, ont si bien fini, a fortiori des chrétiens qui, grâce à Dieu, ont plus ou moins bien « tenu » jusque là, ont toute leur chance ! Bref, une sainteté qui débute si mal et qui finit si bien ne peut que nous encourager : vraiment, rien n’est impossible à Dieu !

Amitié avec Dieu

Le père de Foucauld est tout à la fois : soldat, géographe, trappiste, linguiste, ermite, prêtre.... Exemplaire, proche et accessible, son message n’en reste pas moins inimitable pour beaucoup. Serait-ce la raison pour laquelle lui-même n’a pas réussi, de son vivant, à s’agréger des frères pour rejoindre l’ordre religieux qu’il souhaitait fonder ? Mais nous avons tous un chemin de sainteté à découvrir et à cultiver, un peu comme la partition d’un instrument dans un ensemble symphonique. En ce sens, la vie de Charles de Foucauld a quelque chose à nous dire : elle nous transporte des mesquineries de notre médiocrité quotidienne au dépouillement du désert et à l’amitié vraie avec Dieu. Voilà certainement le secret de la sainteté de cet homme béatifié le 13 novembre 2005 par le pape Benoît XVI.

Frère avec tous, pour tous

Charles de Foucauld, frère universel

Le « frère Charles » – c’est ainsi qu’il désirait qu’on l’appelle – était très soucieux de promouvoir des cultures différentes. Il voulait être un pont entre les hommes, malgré toutes les ambiguïtés des situations. Les nombreuses heures où il était plongé dans la prière et l’adoration lui donnaient le souci de rejoindre les plus lointains et les plus pauvres ; elles fécondaient mystérieusement ses journées passées à accueillir toute personne en frère. En cela, il fut très novateur et nous avons encore à creuser son intuition. Tout homme est un frère pour l’homme puisqu’il a Dieu pour père !

Fécondité

Depuis sa mort dans un dénuement total, tué par des pillards au cours d’une sombre nuit de décembre 1916, des familles religieuses d’hommes et des femmes sont nées de cette intuition. Ils sont des « petits frères » et des « petites sœurs », répandues à travers le monde dans les coins les plus reculés, les milieux parfois les moins fréquentables, les zones urbaines les moins recherchées. Ces enfants spirituels du « frère universel » choisissent en priorité les populations les plus abandonnées parfois à la limite du possible. Des milliers de prêtres et de laïcs ont aussi découvert à travers son message une façon de vivre l’Évangile peut-être plus simplement, dans le partage fraternel, le souci des plus petits et l’adoration silencieuse. Ce sont, enfin, tous ceux et celles qui, sans appartenir à sa famille spirituelle et sans partager sa vocation de prêtre et d’ermite, ont découvert la grandeur de cette personnalité et sa dimension spirituelle.

Le bienheureux Charles nous invite à sortir de nos frilosités, de nos frontières rassurantes, de notre petit confort spirituel, à relever les nombreux défis qu’il a affrontés sans toujours réussir. À nous de continuer le chemin tracé et de nous laisser entraîner jusqu’à l’abandon extrême, à l’image de cette prière exigeante qu’il a composée : « … je suis prêt à tout, j’accepte tout [...], car Tu es mon Père »


Prière d'abandon

Mon Père, je me remets
entre Vos mains ;
Mon Père, je me confie à Vous ;
Mon Père, je m’abandonne à Vous ;
Mon Père, faites de moi
ce qu’il Vous plaira ;
Quoi que Vous fassiez de moi,
je Vous remercie ;
Merci de tout ;
je suis prêt à tout,
j’accepte tout,
je vous remercie de tout ;
Pourvu que Votre Volonté
se fasse en moi, mon Dieu ;
Pourvu que Votre Volonté se fasse
en toutes Vos créatures,
En tous Vos enfants, en tous ceux
que Votre Coeur aime,
Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ;
Je remets mon âme entre Vos mains ;
Je Vous la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon coeur,
Parce que je Vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour
De me donner, de me remettre
en Vos mains sans mesure ;
Je me remets entre vos mains
avec une infinie confiance,
Car Vous êtes mon Père.

Bienheureux Charles de Foucauld



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