Pourquoi se confesser quand on n'en ressent pas le besoin ?

La confession fait peur, elle dérange, on l’ignore… Pourquoi se confesser quand on sait que Dieu nous a déjà pardonné ? Pourquoi devoir passer par un prêtre ? Qu’est-ce qu’une bonne confession ?… Le Père Pierre Descouvemont, prêtre du diocèse de Cambrai répond merveilleusement à toutes ces questions avec cette spiritualité de la joie qui le caractérise !


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Extraits d’une émission diffusée sur Radio Notre Dame, animée par Elodie Chapelle sur le thème : « Pourquoi se confesser quand on n’en ressent pas le besoin ? » - Invité : Père Pierre Descouvemont, prêtre du diocèse de Cambrai.


Se sentir pécheur ?

« Il n’y a pas de livre qui prouve la liberté. Il faut l’éprouver dans une série d’expériences que j’appelle les poings fermés et les mains ouvertes. Il y a des moments où je sens qu’il dépend de moi de me contrôler, de me maîtriser, de m’intéresser à une personne peu intéressante ou de me laisser aller. (…) Les actes libres les plus beaux, que j’appelle « les mains ouvertes », c’est quand je m’ouvre à une vérité que je ne voulais pas voir. (…) Ce sont les grands actes libres d’une vie, des « instants d’éternité » comme dirait Bergson. Il y a des moments où je sens qu’il dépend de moi de dire oui à la vérité. »

Prendre conscience de son péché est une grande grâce.

« J’aime citer le mot du Père Chevignard, dans les années 1945, disant aux futurs novices dominicains : "Messieurs, si vous ne vous vous rendez pas compte que, les circonstances aidant, vous auriez pu être tortionnaires dans un camp nazi, qu’est-ce que vous faites ici chez les dominicains ? Quand vous ne vous rendez pas compte que vous êtes profondément pécheurs, vous ne pourrez pas prêcher la miséricorde."
Les moines qui arrivent à 18 ans dans un monastère s’imaginent qu’ils sont braves. Et au bout d’un certain temps, ils s’aperçoivent qu’ils sont vraiment pécheurs, qu’ils peuvent dire non. Tous les mystiques repèrent cela un jour ou l’autre. »

« Mon Père, je dis toujours la même chose… »

« Quand je me confesse, je sais qu’étant donné ma fragilité, je retomberai dans cette vieille mauvaise habitude que j’ai d’être colérique ou gourmand… Mais je prends la ferme résolution de faire un progrès dans ce domaine-là.

« C’est humiliant de se confesser… »

« C’est une des grandes objections qui empêchent les grands jeunes et les adultes de se confesser.
Vous avez toujours le droit de vous confesser à un prêtre avec lequel vous êtes le plus à l’aise.
Les prêtres n’ont jamais la tentation de mépriser qui que ce soit (….) Le prêtre admire cent fois plus la sincérité avec laquelle un pénitent s’accuse que tout ce qu’il peut dire par ailleurs (…) J’ai donné des milliers d’absolutions : pas une seule seconde je n’ai été tenté de mépriser qui que ce soit.
Lorsque vous vous confessez, ce que vous dites au prêtre est quelque chose de merveilleux : vous venez lui apporter votre cœur déjà changé par l’Esprit Saint. Si vous vous confessez, c’est que vous avez déjà envie de changer. C’est votre désir de changer que vous présentez au prêtre. Le prêtre admire cette contrition plus que tout ce que vous pouvez lui dire.
Ce qui est important, c’est de se préparer à recevoir cette grâce : c’est Jésus ressuscité qui empoigne quelqu’un (…) La joie de se confesser, c’est de savoir que Jésus nous embrase de ses mains de Ressuscité, ses mains de « médecin » pour nous transformer ! (…) Dans les sacrements, c’est Jésus ressuscité qui se sert de sa sainte humanité, de ses mains avec lesquelles il a guéri les lépreux, les paralysés, les aveugles-nés etc. C’est le Seigneur ressuscité qui se sert d’un prêtre pour faire son action avec sa sainte humanité. »

« Je ne sais pas quoi dire quand je vais me confesser »

On peut toujours s’examiner sur son point faible (progrès) et sur son point fort (par omission).

« Je n’ai pas envie de me confesser… »

Dans la vie chrétienne, il ne faut pas trop tenir compte de ses impressions, mais surtout de ses convictions.

« Qu’est-ce qu’une bonne confession ? »

Les sacrements produisent du fruit dans la mesure de notre foi. Ce qui compte, ce n’est pas le sentiment qu’on a. Le mieux, c’est d’y aller avec la simplicité d’un enfant.
Nous sommes toujours tentés de maquiller nos péchés. Il faut essayer de sortir de sa mauvaise foi.

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