La messe : un échange entre Dieu et son peuple

Pourquoi se rendre à l’église le dimanche ? Pour rencontrer d’autres chrétiens ? Pour nourrir et fortifier sa foi ? Pour accomplir un devoir ? Plus encore que tout cela, la participation à la messe dominicale est un acte personnel et libre en réponse à un appel.

Tout au long de la célébration eucharistique, des signes concrets expriment cet appel du Christ relayé par l’Église.

Salutation

Messe
© esprit-photo

"La grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soient toujours avec vous". Les premières paroles du prêtre après le signe de la croix saluent les personnes rassemblées au nom de Dieu, Père, Fils et Esprit. Une salutation qui constitue la communauté dans laquelle Dieu se rend présent. Accueillie, l’assemblée reçoit cet appel à l’unité en répondant au célébrant, signe de la présence du Christ à son Église. "Et avec votre esprit". Un dialogue est noué, l’échange vivant entre Dieu et son peuple est rendu manifeste et va traverser toute la liturgie jusqu’au dernier "Nous rendons grâce à Dieu". Appelée à se réunir dans le Christ, la communauté chrétienne se prépare à le recevoir dans sa parole et son eucharistie.

Acclamation de l’Évangile

Debout, tournés vers l’ambon où le diacre apporte l’évangéliaire, chantant en choeur les intonations joyeuses de l’Alléluia, les fidèles entendent cette déclaration solennelle : "Évangile de Jésus Christ selon saint …". Comme si les trompettes précédant le héraut d’un grand souverain venaient de résonner, on s’apprête à entendre une nouvelle saisissante. Qu’importe si ce passage d’Évangile a été souvent entendu, il prend ici et maintenant la force d’une parole qui peut tout changer. On s’y prépare en traçant trois petites croix sur son corps. Un geste qui est prière : "Que cet évangile pénètre mes pensées, qu’il imprègne mes paroles et qu’il transforme mon coeur". Tiré de ses cogitations, on est ainsi disposé à entendre l’appel du Christ pour sa vie dans toute sa force.

Offertoire

Du vin, des hosties, quelques vases remontent l’allée centrale portés par des membres de l’assemblée. Puis ce sont les paniers de la quête qui suivent le même chemin jusqu’à l’autel. L’assemblée s’est mobilisée, elle désire participer à ce qui va se passer. Elle se met en attitude d’offrande et prend mieux conscience, à travers les objets qui sont avancés vers l’autel, que ce sont la vie, le travail et les peines de chacun de ses membres qui vont être déposés sur l’autel et offerts "en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu" (Rm 12, 1). En réponse aux appels de la Parole de Dieu, l’assemblée déclare vouloir offrir, en union avec le prêtre, "le sacrifice de toute l’Église pour la gloire de Dieu et le salut du monde".

Encens

Lorsque l’occasion se présente, l’encens est utilisé pour solenniser, embellir et embaumer la liturgie de la messe. Rite oriental venu du fond des âges, la fumée de l’encens a toujours signifié la prière des fidèles qui monte vers le Seigneur. "Que ma prière devant toi s’élève comme un encens." (Ps 140, 2) Au moment de l’offertoire, après le pain et le vin, l’autel, la croix, ce sont le prêtre puis les fidèles qui sont encensés. Tout ce qui va participer à l’action de grâce du Christ au Père est ainsi honoré et inclus dans la prière commune. L’encens manifeste l’ordre où se tient chaque personne ainsi que les signes en présence. Chaque membre de l’assemblée compte et prend sa place en vue du salut de tous.

Invitation à la communion

"Heureux les invités au repas du Seigneur" déclare le prêtre. Ils sont bienheureux ceux qui vont prendre place à la table du Seigneur en recevant son corps dans la communion eucharistique. Bien plus largement, cette parole concerne tous les hommes que Dieu veut sauver en Jésus Christ. C’est en effet une parole de l’Écriture qui proclame l’avènement du bonheur du ciel pour tous les rachetés : "Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau" (Ap 19, 9). C’est une grande joie, avant de communier, de se rappeler que nous sommes invités au festin du Royaume, dont l’eucharistie nous offre un avant-goût. Ce bonheur éternel, auquel l’humanité est appelée, nourrit l’espérance de ceux qui communient. Ils devront porter au monde le témoignage de cet appel au bonheur. Appelé à recevoir du Christ sa place et sa mission dans le Corps vivant de l’Église, chaque chrétien grandit dans sa vocation par sa participation à la messe. Les signes, paroles et gestes de la liturgie lui rappellent les appels du Christ, l’invitent à lui répondre et à puiser dans l’eucharistie la force d’accomplir sa mission.


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