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Yves-Arnaud Kirchhof : un jeune prêtre en banlieue

par Isabelle Piot

Père Yves-Arnaud Kirchhof3 min 59
Portraits de prêtres

A 35 ans, le père Yves-Arnaud a des airs de chef d'entreprise lorsqu'il parle du service qui lui a été confié : la pastorale des jeunes. "A mon arrivée, il y a quatre ans, il n'y avait plus d'aumônerie de lycée ni de groupe 18-25 ans", raconte-t-il. Tout restait donc à faire pour que la transmission de la foi atteigne les jeunes générations. Epaulé par des laïcs, il a lancé une équipe MEJ (Mouvement Eucharistique des Jeunes) pour quelques jeunes de 4ème qui ont du mal en aumônerie et un groupe de JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) pour d'autres dont il perçoit qu'ils y seraient plus à l'aise. Cette mission l'amène à s'adapter sans cesse. "C'est cela qui me réjouit le plus, qui me fait avancer !", affirme-t-il. MEJ, JOC, et bien sûr scoutisme et aumônerie pour tous les âges, le père Kirchhof veille maintenant à la consolidation des groupes qu'il a créés. Les jeunes y sont fidèles ; c'est déjà le signe de leur fécondité.

Converti par la Bible

C'est aussi un beau motif de fierté pour ce prêtre qui, à l'âge des jeunes dont il a la charge, avait rejeté la foi transmise par son père luthérien et sa mère catholique. A 19 ans, un ami lui suggère de lire la Bible : c'est une redécouverte.

L'appel au sacerdoce
P-Kirchhof
© D.R.

Au cours de ses études de sciences économiques et de gestion à Assas, il entre en contact avec l'aumônerie étudiante. Là, il est touché par le témoignage et la vie fraternelle qui y règnent. Parallèlement, il s'engage comme animateur en aumônerie des collèges et lycées. Au Frat, où il se rend comme accompagnateur, la réflexion percutante d'un séminariste le bouleverse : "Si tu aimes l'Église, tu n'as pas le droit de l'abandonner ! ". Yves-Arnaud reçoit ces mots comme un appel au sacerdoce et à donner sa vie justement là où il y a peu de prêtres : en banlieue parisienne. Une peur cependant le travaille : est-ce raisonnable de devenir prêtre aujourd'hui ? Après quelque temps, il la dépasse et entre à la Maison Saint-Augustin, à Paris, pour une année de discernement. Il a vingt cinq ans.

 

Interpellé par les mourants

De sa formation en vue du sacerdoce, le jeune prêtre garde notamment le souvenir d'un stage dans un centre de soins palliatifs : la Maison Jeanne-Garnier. Expérience singulière de la rencontre avec les personnes en fin de vie : "A leur contact, explique-t-il, j'ai découvert une autre manière de communiquer : ne pas toujours asséner ce que je crois ou ce que je pense. Choisir plutôt de ne rien dire. Et quand cela se présente, avancer la parole juste." Une manière d'être qu'il applique aujourd'hui encore lorsqu'il se rend auprès de malades, qu'il accompagne des familles en deuil, ou qu'il ouvre sa porte à celui qui est en difficulté, celui qui vient chercher auprès de lui, comme prêtre, "un guide de vie", une lumière pour avancer. "Ce qui me touche chez ces gens,confie-t-il, c'est leur désir de faire grandir l'Évangile dans leur vie et leur quête d'une espérance. "

P-Kirchhof
© D.R.
"Ces personnes mènent chacune une forme de combat pour l'Évangile de la vie. Un combat devant lequel le prêtre reste parfois sans mot." Alors il prie. "Souvent, devant une situation complexe, je fais monter vers Dieu spontanément cette prière : Seigneur, viens à mon aide ; donne-moi tes mots, envoie-moi ton Esprit !"
Ces personnes aux chemins parfois difficiles, le père Yves-Arnaud les porte chaque matin, dans l'eucharistie. Et à ce moment crucial de sa journée, il s'offre également, pour leur apporter une écoute réelle, un regard qui construit et une parole juste. Puis le soir, comme un abandon, il reprend la prière des complies : "Seigneur, entre tes mains, je remets mon esprit", non sans ajouter : "Ce que je n'ai pas eu le temps de faire, fais-le !"
Le père Kirchhof s'émerveille des grâces du ministère : "Depuis quatre ans, je vais de surprise en surprise !" Surprise des conversations avec ses jeunes ou avec les paroissiens de Champigny-sur-Marne, où il est vicaire. Surprise aussi de ce qui arrive à l'improviste, comme cette personne qui sonne un soir, à 21h : "Je voudrais me confesser !" Pour un prêtre, il n'y a pas d'heure pour la miséricorde.

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