Prêtre diocésain à Créteil

Créteil


Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de Créteil


Père Joachim NGUYEN
Père Joachim NGUYEN
Lui écrire


UN LIEU DE FORMATION ORIGINAL : LE GROUPE CAMILLE MILLET(1)

Père Stéphane Aulard

Père Stéphane Aulard,
vicaire épiscopal
chargé de l’accompagnement
des séminaristes

Ce groupe – ou plutôt ce « séminaire hors les murs » comme nous aimons l’appeler familièrement – est né d’une série de rencontres entre Mgr Michel Santier et des hommes ayant déjà accompli une série d’étapes dans leur vie : pour l’un un mariage suivi d’un veuvage, pour l’autre un engagement dans une vie consacrée, pour plusieurs, l’expérience du travail professionnel dans différents milieux. Tous se sont présentés à l’évêque, porteurs de cette épaisseur humaine et d’une disponibilité pour servir l’Eglise peut-être comme prêtre. Une autre caractéristique pour ces six personnes : la formation théologique acquise et sanctionnée par un diplôme reconnu.
Mgr Santier a souhaité que nous réunissions ces six hommes. C’est aux vicaires épiscopaux qu’il a demandé d’élaborer un parcours original sur une durée de deux années. Ce cycle de formation au service du discernement vocationnel croise un parcours de théologie revisitée sous l’angle pastoral, une découverte du ministère de prêtre dans diverses paroisses ou aumôneries, une équipe d’accompagnement constituée de laïcs et de prêtres, sans oublier l’accompagnement spirituel personnel.
Les candidats au ministère presbytéral se retrouvent tous les mois pour un week-end de formation théologique, de rencontres avec des chrétiens engagés de diverses manières dans le diocèse. Ils s’essaient à la prédication et vivent un moment fraternel qui renforce leurs liens.
Vous trouverez dans ces colonnes un témoignage de trois d’entre eux.
N’oubliez pas de prier avec et pour eux tandis que ce premier parcours diocésain s’approche de sa conclusion et du temps probable de leurs appels à l’ordination diaconale puis presbytérale.

(1)Camille Millet (1922-1945), responsable JOC à Ivry-sur-Seine, se porte volontaire en 1942 au Service du Travail Obligatoire (STO) en Allemagne en remplacement d’un père de famille. Il sera déporté avec 11 compagnons pour son « action catholique ». Il meurt le 15 avril 1945.

Camille Millet, un inespéré inattendu

Camille Millet,
un inespéré inattendu

Le parcours Camille Millet c’est déjà pour moi le fruit d’une interpellation, celle d’un prêtre de notre diocèse qui, il y a un peu plus de deux ans, me pressait d’aller voir l’évêque de Créteil, m’assurant qu’il pourrait être intéressé par mon parcours de vie.

C’est bien un acte de foi et d’abandon qui est à la base de ma démarche car je pensais que trop d’éléments jouaient en ma défaveur : mes quarante ans, les diverses formations théologiques en séminaire, mon essai de vie monastique cistercienne, mon métier (professeur d’Histoire-géographie et APS1 (2)en lycée) qui me plaît et que je n’envisageais pas d’arrêter, et une arrivée récente dans ce diocèse de Créteil. Bref, c’est avec peu de conviction et d’élan que je finis par rencontrer Mgr Santier.
Je fus étonné par la qualité de son écoute et de son accueil. Non seulement il avait réponse à mes objections, mais en plus de cela il était très concret, pratique et très adapté à ce que je pouvais porter comme souhaits et espérances tant pour la formation théologique que pour les contours d’un futur ministère presbytéral. En clair, j’ai perçu que mon histoire et ma demande étaient très sérieusement prises en compte et que le groupe Camille Millet pourrait me correspondre.
Avec presque deux ans de recul, la célébration de l’admission et des institutions derrière moi, je peux affirmer que j’ai bien fait d’aller frapper à la porte de l’évêché !
Plus qu’un constat, c’est une action de grâce que je porte en mon cœur car je suis heureux de constater que la Mère Église sait aussi s’adapter aux candidats qui se présentent à elle pour la servir en tant que prêtres de demain. Par notre évêque, elle a su rejoindre et accueillir mes aspirations, tout en poursuivant mon activité professionnelle dans la perspective du presbytérat. Je ne doute pas qu’une telle initiative puisse inspirer d’autres pasteurs car cela rejoint les réalités humaines et ecclésiales qui sont les nôtres aujourd’hui.
L’appel du Seigneur est toujours présent et unique, mais les moyens proposés pour y répondre sont multiples et variés. Grâce au sérieux des “pères du séminaire” et des groupes de laïcs qui cheminent avec nous dans ce discernement, je suis heureux de dire au Maître de la moisson : “Envoie moi Seigneur, car je suis ton serviteur”.

Aurélien Fourcault

(2) Les APS sont des assistants chargés de prévention et de sécurité dans les établissements scolaires situés en zone sensible.
Camille Millet

Dieu m’appelle

Je suis veuf depuis le 26 novembre 2008. J’ai quatre enfants dont trois filles qui vivent dans la région parisienne et un garçon aux Etats-Unis, à Détroit. J’ai cinq petits-enfants. J’ai travaillé pendant quarante ans comme ingénieur chez Thalès et à la Commission Européenne comme expert en Information Technology and Communication. J’ai entrepris des études de théologie à Theologicum, Institut Catholique de Paris, dans le but de bien comprendre ce en quoi je crois.

Après la mort de ma femme, j’ai tout de suite compris que seul Jésus Christ peut combler ma vie. Beaucoup de paroissiens et des membres de la pastorale des migrants m’ont souvent posé la question suivante : « Pourquoi ne demandes-tu pas à devenir prêtre ? » Je n’ai jamais répondu, mais j’ai mûri et médité la question au cours de mes activités paroissiales et diocésaines, et en particulier pendant que j’ai été appelé aux responsabilités d’une paroisse sans prêtre résident. J’ai souvent demandé à l’Esprit Saint de Dieu de m’aider à voir clair en moi et surtout de faire grandir ma capacité à développer et à nourrir ma foi.
Juste après le voyage à Lourdes avec le diocèse pour le cinquantième anniversaire de Vatican II, j’ai fait part à mes enfants de ce que je vivais au plus profond de moi. J’ai partagé avec eux ce que je vivais tout seul en silence : Dieu m’appelle ; je crois qu’il va m’offrir quelque chose qui me correspond, et je sais que ce sera difficile d’y parvenir. Ils ont accueilli ce discours avec joie mais aussi avec des inquiétudes et des questions.
Quelques années plus tard, j’ai frappé à la porte de Mgr Michel Santier pour lui ouvrir mon cœur, lui dire ce que je portais au plus profond de moi depuis un certain temps : un appel intérieur, un appel de Dieu pour me mettre entièrement au service de son peuple.
Depuis cette entrevue fraternelle avec mon évêque, je chemine avec d’autres au Centre Camille Millet et j’y découvre jour après jour que cet appel correspond à un vrai bonheur. J’y éprouve une joie profonde et un palpable épanouissement de ma vie par un enseignement pratique de théologie et par mon insertion pastorale au secteur Choisy-Thiais, à l’aumônerie de l’Institut Gustave Roussy et à l’accompagnement des familles en deuil aux différents crématoriums du diocèse.

Rigobert Foka

Altérité et rencontres

Je suis infirmier, j’ai 48 ans et suis né à Argenteuil dans le Val d’Oise. Le Seigneur m’a interpellé et accompagné avec une infinie patience. À 8 ans, je fus marqué par Jean-Paul II proclamant : « N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! »

Notre Dame du Perpétuel Secours

Dieu m’ouvrit au travail de l’altérité, par plusieurs rencontres de prêtres de la JOC et de l’ACO, ainsi que de prêtres-ouvriers amis de mes parents, qui passaient à la maison. La célébration des obsèques de l’un d’eux m’interpella à l’âge de 10 ans : pourquoi pas prêtre ? Mais, pendant les dix années suivantes, je me suis éloigné de l’Eglise.
Etudiant-infirmier et en stage à l’hôpital, je fis à 22 ans l’expérience d’un passage à vide, confronté à la souffrance et à la mort. Avant de commettre l’irréparable en tentant de mettre fin à mes jours, me revint le souvenir d’une brochure reçue au catéchisme, illustrée par l’icône de Notre Dame du Perpétuel Secours intitulée : Dieu est Amour et Marie est notre Mère. Un prêtre aumônier, rencontré lors de mon service militaire à l’hôpital, me redonna le goût de retourner à la messe et de recevoir le sacrement de confirmation.
Infirmier en réanimation, je reconnus le visage du Christ-Espérance à travers le sourire d’un malade sans domicile fixe. Ce paradoxe entre sourire et souffrance chez cet inconnu me combla d’une joie incompréhensible. Le Christ, disant en Mt 25,40 : « En vérité, je vous le dis, tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait », me permit de comprendre que je le servais par mon baptême. La question du ministère de prêtre m’a poursuivi depuis, en discernant, en me formant en philosophie, théologie, exégèse et bioéthique. Plusieurs chrétiens depuis m’ont interrogé : « As-tu déjà pensé à devenir prêtre ? »
La formation Camille Millet nous rassemble tous les six, chacun porteur d’une expérience ecclésiale forte. Partager notre foi, notre compréhension des enjeux théologiques et écouter les intervenants, tout cela nous fait découvrir la réalité de notre diocèse. Un triduum pascal célébré ensemble en abbaye cistercienne et notre visite des acteurs pastoraux de Lille nous ont fait approcher plus concrètement le ministère de prêtre.
À la demande de notre évêque, je me prépare à travailler à l’hôpital après l’ordination, mystère porté dans la prière et la Providence.

Jean-Pierre Bioret


video

Actualité du Service des Vocations

Ordination presbytérale
Rigobert FOKA sera ordonné prêtre, le dimanche 24 juin 2018 en la cathédrale de Créteil à 16h00.

Dossier spécial ordination sacerdotale à Créteil 2018

WE de retraite des jeunes 18-30 ans dans le cadre du parcours Quo Vadis les 2 et 3 juin
En savoir plus sur le groupe Quo vadis
Contact : Père Joachim Nguyen
Lui écrire
06 20 88 71 50

 

Voir les propositions du Service des Vocations de Créteil



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