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Prêtre diocésain à Créteil

Créteil


Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de Créteil


Père Joachim NGUYEN
Père Joachim NGUYEN
Lui écrire


Au terme de la formation initiale, l’ordination !

Monseigneur
Michel Santier

Père Stéphane Aulard,
Délégué diocésain pour les séminaristes,
vicaire épiscopal

Le diocèse de Créteil se réjouit à chaque ordination diaconale ou sacerdotale du chemin parcouru par le candidat au ministère apostolique. Lorsque nous voyons des « disciples missionnaires » se présenter à l’ordination au terme d’un long temps de formation, notre action de grâce est grande.

Vous allez découvrir ici le témoignage de nos deux prochains séminaristes appelés à l’ordination presbytérale et diaconale. Paul Kouakou YAO, de la communauté des Enfants de Padre Pio implantée à la paroisse du Saint-Esprit de Choisy-le-Roi, sera ordonné prêtre et Ange Ngamo KOUPIE, séminariste du diocèse de Créteil en formation au séminaire des Carmes à l’Institut catholique de Paris, diacre en vue du sacerdoce.

Depuis plusieurs années, l’Église catholique est dans la tourmente suite à la découverte des actes de pédocriminalité commis par certains de ses membres, ministres de l’Église ou religieux. On pourrait se demander dans ce contexte ce qui peut bien pousser de jeunes hommes à envisager une vocation dans cette Église et un engagement à vie comme prêtre.

Lisez le témoignage que Paul et Ange nous confient. N’oubliez pas de prier pour eux et avec eux pour leurs communautés de formation, leurs communautés de rattachement dans le chemin qui les conduit à l’ordination, pour l’Église qui vit dans le département du Val-de-Marne et se soucie de l’évangélisation de ceux qui vivent là. Rendez-vous le dimanche 14 juin à 16 h à la cathédrale Notre-Dame de Créteil !

« Pour atteindre ce point de maturité, c’est-à-dire pour que les personnes soient capables de décisions vraiment libres et responsables, il est indispensable de donner du temps, avec une immense patience. Comme disait le bienheureux Pierre Fabre : « Le temps est le messager de Dieu ».

(Pape François, La joie de l’Évangile, n° 171)

Le séminaire, un temps d’apprentissage de la liberté

Ange Ngamo

Je m’appelle Ange Ngamo, j’ai 32 ans et j’étudie au séminaire universitaire de l’Institut Catholique de Paris – Séminaire des Carmes pour les intimes – et je suis en 5e année d’études. En formation pour exercer le ministère de prêtre dans le diocèse de Créteil, je suis actuellement en insertion pastorale dans la paroisse Notre-Dame-du-Rosaire, à Saint-Maur-des-Fossés.

Les temps que nous traversons nous interrogent sur la manière avec laquelle nous entrons en relation les uns avec les autres. On le sait, le bon ajustement dans une relation n’est pas automatique et c’est un effort de tous les jours que de placer et déplacer le curseur pour que le don ne devienne pas possession, pour que l’accompagnement ne devienne pas emprise. J’en ai fait l’expérience dans mes premières années de formation où, en aumônerie de jeunes, je me suis retrouvé en situation d’autorité.

Pour prendre les choses par le bon bout, l’un des pères formateurs m’a donné ce conseil en tout début de mission : « Nous ne sommes pas là pour organiser mais pour écouter et accompagner… Ce qui est en jeu, ce n’est pas d’agrandir les portes de l’aumônerie, de l’Eglise, pour les faire entrer plus en masse mais de les rejoindre où ils sont pour faire la route avec eux, dans la gratuité de la relation ».

Des paroles qui prirent chair et sens à la méditation des disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35). Un passage qui habite ma prière quotidienne et sur lequel je me suis souvent appuyé pour me mettre en route avec ces jeunes comme avec d’autres.

Se mettre en route, voilà qui peut résumer cet apprentissage de la liberté que le temps du séminaire m’aide à vivre et qui me fait réaliser que plus les charismes sont grands, plus nous devons prendre conscience de la fragilité dans laquelle nous les accueillons. Comme le dit saint Paul (2 Co 4, 7), « ce trésor, nous le portons comme dans des vases d’argile ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire appartient à Dieu et ne vient pas de nous. » Cette fragilité nous invite à vivre un don de soi qui soit chaste.

Une chasteté qui se traduit dans la vie communautaire. En effet, elle m’a appris lentement à composer avec d’autres, à apprendre un rythme qui n’est pas le mien : c’est là que se joue la rencontre avec le Christ dans l’autre, mais c’est aussi là que l’on apprend à se constituer corps du Christ. La bonne distance est un apprentissage de tous les jours et c’est une vraie école que d’apprendre à ralentir pour ne laisser personne sur le chemin.

La direction spirituelle m’aide beaucoup dans l’ajustement de mes relations, à commencer par celle que j’ai avec Dieu, puis avec mes frères et enfin avec moi. J’expérimente que le séminaire, c’est d’abord un temps avant d’être un lieu et que le séminariste qu’est chacun dit quelque chose du prêtre qu’il sera s’il est ordonné un jour.

Ces années de séminaire m’ont, je l’espère, fait mûrir. J’y découvre un autre visage de Dieu : le temps. Le temps pour se convertir mais aussi pour laisser à l’autre le temps de vivre sa propre conversion, qui n’est pas plus rapide que la mienne. Le temps de laisser pousser, le temps du silence dans lequel Dieu agit secrètement et mystérieusement dans le cœur de chacun.

Le temps de laisser Dieu libre de faire advenir son jour quand Il veut. Il me vient alors cet hymne du commun des pasteurs, qui résume très bien ce que j’ai essayé de dire :

Nul n’est disciple, hormis le serviteur.
Nul n’est lumière sans l’amour indicible
Qui, dans le frère, découvre le Seigneur.
Nul ne console à moins d’avoir souffert.
Nul ne témoigne, s’il ne vit la Parole
Où l’homme gagne sa joie, quand il se perd.

Nul n’est tendresse à moins d’être blessé.
Nul ne pardonne s’il n’a vu sa faiblesse,
Qui l’abandonne aux mains du Transpercé.
Nul ne partage, s’il n’a donné son tout.
Nul ne peut dire la folie du message,
S’il ne se livre lui-même jusqu’au bout.
Nul n’est semence, à moins d’être semeur :
Point de récolte sans le temps du silence,
Car tout apôtre devient le grain qui meurt.

Ange Ngamo,
séminariste pour le diocèse de Créteil

Comme la Vierge Marie qui a dit oui à Dieu sans être forcée

Paul Kouakou Yao

Je suis Paul Kouakou Yao, ordonné diacre en vue de l’ordination presbytérale le 1er décembre 2019 à la cathédrale de Créteil. Je suis actuellement en fin de cycle en vue du baccalauréat théologique à la faculté jésuite de Paris, le Centre Sèvres.

Ma vocation remonte à l’âge de dix ans. J’étais alors servant de messe et je ressentis au plus profond de moi le désir de servir le Seigneur. Il me semblait qu’il m’appelait à une vie consacrée, précisément dans la vie sacerdotale. Après mon baptême et ma confirmation, j’ai commencé à faire une expérience spirituelle par la méditation de la Parole de Dieu au cours de laquelle je suis tombé sur la première lettre de saint Paul aux Corinthiens qui dit : « Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Évangile » (1 Co 9, 16). Cette parole de l’apôtre est la genèse de ma vocation. Dès lors, j’ai commencé à ressentir un fort désir missionnaire. Je sentais au fond de moi un appel du Seigneur à annoncer sa parole partout dans le monde. Ce désir me conduisit à prendre part à des groupes de prière et d’accompagnement vocationnel à l’âge de quatorze ans pour approfondir ma foi et faire l’expérience de la vie dans l’Esprit.

Durant ce cheminement en vue du sacerdoce, j’ai eu à faire personnellement des choix décisifs, comme la Vierge Marie qui a dit oui à Dieu sans être forcée. Chaque oui, à l’aide des différentes formations que je recevais, ainsi que les conseils de mon directeur spirituel me confortaient davantage dans ce désir vocationnel.

Aujourd’hui, je suis heureux d’avoir fait ce choix en toute liberté. Et mon désir est de servir le Seigneur dans l’Église en me mettant au service des autres, pour répandre l’amour que je reçois de lui. Le Seigneur m’a séduit et je me suis laissé séduire par Lui. A Lui la gloire sans fin !

Paul Kouakou Yao,
diacre en vue de l’ordination presbytérale

Actualités du Service des Vocations

  • JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LES VOCATIONS 3 MAI 2020
    À cette occasion, le Service diocésain des Vocations a proposé aux communautés religieuses d’ouvrir leurs portes, leurs repas, leurs prières aux jeunes de leur doyenné et d’échanger avec eux sur ce qui fait leurs préoccupations, leurs projets, leurs souhaits, ainsi que la joie de la vie consacrée.

    Dimanche 3 mai 2020 pendant la journée, le séminaire interdiocésain d’Issy-les-Moulineaux ouvre ses portes pour accueillir les visiteurs pour une rencontre avec la communauté du séminaire.

    En la cathédrale de Notre-Dame de Créteil, Mgr. Santier vous invite, prêtres, religieux, religieuses et tous les diocésains, à la prière pour les vocations, vêpres solennelles de la fête du Bon Pasteur, le dimanche 3 mai à 18h.

  • ORDINATIONS : le dimanche 14 juin à 16h à la cathédrale Notre-Dame de Créteil.

 

Voir les propositions du Service des Vocations de Créteil



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Ordinations 2020

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