Prêtre diocésain à Créteil

Créteil


Le responsable du Service des Vocations jeunes hommes de Créteil


Père Joachim NGUYEN
Père Joachim NGUYEN
Lui écrire


Devenir pasteurs du peuple

Monseigneur
Michel Santier

Monseigneur Michel Santier,
Évêque de Créteil

Lorsque j’ai reçu l’appel à devenir évêque de Créteil, il y a presque douze ans, je l’ai entendu comme un appel missionnaire tourné vers toutes les nations. Le témoignage des quatre prêtres dans ce dossier en est l’expression : l’un est né à la Réunion, l’autre au Vietnam, un autre en Bourgogne et un seul est d’Argenteuil en Ile-de-France.

La bonne nouvelle s’adresse à tous. La joie de l’Évangile est à partager à tous. Le parcours de ces prêtres est très différent : l’un est infirmier, l’autre est professeur de géographie, l’un fait des études de droit, l’autre a su garder ses racines.

Un jour, ils ont tous entendu l’appel, ils ont fait une rencontre vivante avec le Christ. Ils ont répondu à plusieurs reprises : « Me voici ». Ils ont suivi une formation théologique longue et exigeante. Certains l’ont fait à temps plein, d’autres en continuant de travailler. L’Esprit Saint a soufflé sur ces hommes. Ils se sont laissés toucher, transformer par Lui, non sans épreuves ni combats.

Le discernement de l’Eglise a été posé, ils sont appelés à être ordonnés le dimanche 23 juin à la cathédrale de Créteil. Ils mettront alors leurs dons au service du corps du Christ qu’est l’Eglise, qu’ils aient suivi un parcours classique ou plus original.

Ils ne sont pas appelés pour faire fonctionner l’Eglise. Ils sont appelés par grâce à devenir pasteurs du peuple qui leur sera confié. Ils sont déjà le visage du Christ Serviteur comme diacre auprès des malades, auprès des jeunes et adultes dans leur insertion pastorale.

Ils reflèteront le visage de Jésus Pasteur au milieu de son peuple, partageant ses joies et ses peines en se donnant à lui comme au Christ. Ils ne seront ni à côté, ni au dessus du peuple mais au milieu. Ils marcheront avec les baptisés comme Jésus a marché en Galilée avec les disciples d’Emmaüs pour leur révéler la lumière et l’amour qui les fait vivre.

La grâce de vivre au cœur battant de l’Église

Vincent Schlatter
de Pomphily

Né dans une famille catholique mais non pratiquante, j’ai néanmoins suivi le catéchisme et intégré le scoutisme. Par le biais de l’aumônerie au lycée Albert de Mun à Nogent-sur-Marne, j’ai pu voir ressurgir au fond de mon cœur l’appel que j’avais ressenti, louveteau, à faire ce que faisait le prêtre à l’autel : donner ma vie à Dieu.

On dit souvent : « Un chrétien seul est un chrétien en danger ». Voilà pourquoi je me suis ouvert sur ma vocation à différentes personnes parmi lesquelles mes parents et deux ou trois prêtres, dont celui qui fut ensuite mon premier directeur spirituel. Par leur joie de vivre et leur activité bien ancrée dans le monde réel, ils m’ont montré que l’on pouvait être heureux en étant prêtre !

Un prêtre prie, dit la messe, s’occupe des pauvres, enseigne, soigne les âmes ; mais il rit aussi, va au cinéma, voire joue à la PlayStation et boit des bières !

Après trois ans d’études de droit, j’ai vécu les deux premières années de séminaire à Issy-les-Moulineaux, tout en étant inséré en paroisse. Ensuite je suis parti un an en coopération à Hong Kong grâce aux Missions Étrangères de Paris. J’ai découvert une autre culture, mais une même Église, avec pourtant d’autres questions, d’autres soucis, d’autres joies… Là j’ai découvert le magnifique ministère des Petites Sœurs des Pauvres qui accueillent les personnes âgées. J’ai même eu la joie d’enseigner l’anglais en Chine continentale grâce aux Maryknolls, missionnaires américains. Au terme de ces expériences, Mgr Santier m’a envoyé à Rome afin de poursuivre le second cycle au Séminaire pontifical français. J’y ai vécu pendant trois ans et je ne revenais en paroisse que lors des vacances.

À Rome, j’ai eu la grâce de vivre au cœur battant de l’Église, auprès de ses racines, des tombes des saints Pierre et Paul et de tant de martyrs chrétiens. J’ai développé un attachement filial au siège de Pierre car, si nous sommes catholiques c’est-à-dire universels, nous sommes romains, nos racines sont là !

Ordonné diacre en vue du sacerdoce ce 9 décembre 2018, je me confie à votre prière alors que je vais monter la dernière marche qui me conduit à l’autel afin de m’offrir à nouveau à la suite du Christ et pouvoir vraiment faire miennes ces paroles : « Ceci est mon corps livré pour vous ».

Vincent Schlatter de Pomphily,
ordonné prêtre le 23 juin 2019

« Et ton Église ? » - « Homme de foi ! »

Jean-Pierre Bioret

Voici les deux dernières paroles de mes parents avant de s’en aller dans les bras de Dieu. Né et baptisé à Argenteuil, pays de la sainte tunique du Christ, j’ai toujours été marqué par l’action généreuse des personnes au service des autres. Ceci m’a conduit à devenir infirmier pour soigner les malades et accompagner les pèlerins entrant dans la Vie éternelle.

J’ai été appelé au ministère de prêtre à l’âge de dix ans lors des obsèques d’un prêtre ami de la famille. En moi résonnait cette question : « Pourquoi pas prêtre ? ».

Par la suite, j’ai dû rencontrer une infirmière pour être soigné. J’étais alors attiré par ces deux missions de prêtre et d’infirmier, comme le Christ totalement donné aux autres. Devenu infirmier en réanimation, je reconnus le visage du Christ-Espérance dans le sourire d’un malade sans domicile fixe. Le paradoxe entre sourire et souffrance chez cet homme inconnu me combla d’une joie incompréhensible.

Le lendemain à la messe, était lu l’Évangile suivant : « Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). Autrement dit, vous serez jugé sur l’amour que vous aurez eu pour vos frères et sœurs en humanité.

Je réalisais ainsi l’appel auquel je répondais, servant le Christ par mon baptême. En cheminant entre plusieurs formations de philosophie, de théologie, d’exégèse et de bioéthique, je me suis laissé interpeller par des chrétiens : « As-tu déjà pensé à devenir prêtre ? ». J’ai fait part de cet appel à Mgr Santier, qui m’a accueilli dans le parcours Camille Millet pour compléter et terminer ma formation théologique.

À la messe, nous disons comme le centurion : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri ». Croire, avoir confiance en la personne du Christ en lui remettant notre vie, est l’enjeu de notre société, de notre humanité, car nous dépendons tous les uns des autres, depuis notre plus jeune âge jusqu’à notre dernier souffle !

Merci à tous les bienfaiteurs et bienfaitrices de l’Œuvre des vocations qui m’ont permis d’étudier pour servir l’Eglise d’aujourd’hui. Rendons grâce pour toutes personnes répondant à l’appel du cœur de Dieu.

Jean-Pierre Bioret,
ordonné prêtre le 23 juin 2019

Être un relais de l’espérance et de la foi

Aurélien Fourcault

La spécificité du prêtre diocésain c’est souvent l’enracinement en un lieu spécifique avec une histoire qui lui est propre. En ce qui me concerne, cela est vrai mais de manière bien tardive dans ma vie !

La Bourgogne est ma terre natale depuis 43 ans, le diocèse de Créteil est devenu ma terre d’adoption. C’est le cadre professionnel qui fut premier dans ma venue à l’institut Montalembert de Nogent-sur-Marne, où je fus accueilli d’abord comme adjoint en pastorale puis comme professeur d’histoire-géographie. Évoluer et travailler dans une école comme chrétien et comme enseignant est pour moi source de grande joie et tout à fait porteur d’espérance. Dans le quotidien je partage les peines et joies des uns et des autres, grands et petits, enseignants et personnels éducatifs, élèves et parents. C’est pour l’heure mon champ de mission et d’apostolat et, depuis le 9 décembre, de service en tant que diacre en vue du presbytérat. Cette présence au milieu de jeunes et d’adultes est à la fois stimulante et exigeante. Je constate que beaucoup attendent du futur prêtre que je suis à leurs yeux, un réel témoignage rempli d’espérance et de confiance.

Ainsi, mes propos et mes prises de position sont souvent vus comme des occasions pour se laisser réconforter, encourager et renouveler par une espérance qui me vient d’ailleurs et d’un Autre. Cela exige de ma part que j’aille puiser à la source. De manière évidente, confiance et espérance viennent toutes deux du Christ qui me les communique à travers sa Parole et son eucharistie partagée. Autrement dit, on attend de moi que je sois le relais d’une espérance et d’une foi qui ‘’transite’’ par moi mais qui ne vient pas de moi. Parfois dans des contextes humainement et spirituellement lourds à vivre, les mots de l’apôtre Paul dans sa lettre aux Romains prennent tout leur sens lorsqu’il nous encourage à ‘’espérer contre toute espérance’’. En tant que serviteur des deux tables, celle de la Parole et celle de l’Eucharistie, j’essaie de vivre mon engagement professionnel au quotidien comme autant d’occasions de relayer ce message d’espérance que nous offre le Christ.

Aurélien Fourcault,
ordonné prêtre le 23 juin 2019

Le rêve de Dieu

Antoine Dinh Kien Pham

Dieu a un rêve pour moi et il me l’a révélé dès mon jeune âge : être prêtre ! En effet, à 13 ans, j’ai voulu ressembler à mon cousin prêtre.

Mon désir est né dans une terre propice qui est ma famille, catholique pratiquante depuis plusieurs générations. J’ai reçu la foi de mes parents et j’ai pris goût à la prière grâce à celles que nous récitions en famille matin et soir. Situé au centre-nord du Viet Nam, mon petit village est composé à 100% de catholiques pratiquants et j’ai pu admirer la joie de se donner, qu’avaient les religieux, religieuses et prêtres qui m’ont précédé.

Ensuite, le rêve de Dieu a grandi et pris chair dans ma vie grâce à l’accompagnement et au soutien de nombreuses personnes. J’ai bénéficié d’une formation longue et complexe au sein du séminaire interdiocésain d’Orléans, où une équipe de formateurs et de séminaristes m’a aidé à discerner, à me connaître et me construire en tant que personne. Sans oublier des hommes et des femmes que le Seigneur a mis sur mon chemin : ils m’ont encouragé par leur amitié et leur prière.

Ensuite, j’ai laissé le Seigneur réaliser son rêve à chaque étape importante de ma vie par mes « me voici ». Il y a ceux que j’ai prononcé devant Dieu et devant son peuple, notamment pour poursuivre ma formation au séminaire, lors de mon admission parmi les candidats au sacerdoce, pour recevoir les ministères de lecteur et d’acolyte ou pour être configuré au Christ Serviteur lors de mon ordination diaconale. Mais il y a également les « me voici » au plus profond de moi-même, devant Dieu, dans les moments de difficultés et de doutes. Le chemin de tout homme est parsemé de difficultés et la parole de saint Paul « l’espérance ne trompe pas » (Rm 5,5) m’a toujours accompagnée. Plus que jamais, elle résonne avec insistance.

J’ai le désir que mon chemin soit le signe d’espérance pour ceux et celles qui cherchent à discerner le rêve de Dieu pour eux.

Antoine Dinh Kien Pham,
ordonné prêtre le 23 juin 2019

Actualité du Service des Vocations

Ordinations presbytérales d'Antoine PHAM, Jean-Pierre BIORET, Aurélien FOURCAULT et Vincent SCHLATTER de POMPHILY
le 23 juin 2019 en la Cathédrale Notre-Dame de Créteil

 

Voir les propositions du Service des Vocations de Créteil



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